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Le sommaire
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Introduction

I) La désincarnation du travail scripturaire : un malaise latent
II) Meursault ou le triomphe de l'ambiguïté

Conclusion
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Résumé du document
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Révision rapide des valeurs de l'incipit : informer (intrigue, personnages, cadre spatio-temporel, horizons d'attente).
L'incipit, ou plus précisément la première phrase de L'Etranger est une phrase célèbre : "Aujourd'hui, maman est morte". Célèbre sans doute par l'étrange choix que de commencer un roman par un aussi sinistre événement, mais également parce qu'elle donne immédiatement le ton de l'oeuvre, et qu'elle nous fait d'emblée entrer dans cette technique narrative si particulière, entre le récit et le discours.

En quoi cette plongée dans l'intériorité du narrateur est-elle également une plongée dans une nouvelle conception du romanesque ?
Nous chercherons donc à comprendre les raisons du malaise certain qui saisit le lecteur à la première lecture, mais surtout à en déduire les implications dans la construction du personnage ambigu qu'est Meursault ()

Extraits

[...] et de les expliciter où ils ne sont pas suffisants. C’est sans doute là une des raisons du malaise qui saisi le lecteur. Face à ces incertitudes, et devant la si apparente absence de sentiments du narrateur, le lecteur ne comble jamais ces manques à l’avantage de Meursault : c’est toujours l’explication la plus négative qui vient à l’esprit, toujours l’attitude la plus sordide que l’on comprend La lucidité comme nouvelle valeur Les marques implicites de l’affectif En réalité, pour peu que l’on prenne le temps de relire l’extrait ou que l’on fasse le choix de le lire sans accabler davantage Meursault, les marques d’affection sont présentes. [...]


[...] Et son refus d’interpréter ses actes n’est pas tant la preuve d’un refus de communication ou d’émotion qu’un refus de ne donner qu’une signification aux choses. Au lecteur d’apprécier, de combler les manques de la narration, d’imaginer tous les possibles de ces actes, mais aussi de la laisser ouverte. [...]


[...] Quoi qu’il en soit, l’impression d’objectivité est totale, de neutralité pourrait-on dire. Les autocorrections vont d’ailleurs dans le même sens, en montrant la volonté ferme de ne dire que le vrai : Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier. Je ne sais pas Coller au plus près du réel ? On se demande alors le but de ces exigences du récit. Est-ce dans un but réaliste ? Pour créer une écriture qui colle complètement au réel ? Cependant, le refus des descriptions tend à nier ce choix du réalisme. [...]


[...] Disparition d’une échelle de relativité A ce temps réduit à sa plus simple linéarité, s’ajoute un récit de l’événement qui semble faire abstraction de toute échelle d’importance. C’est peut-être cela d’ailleurs qui, dès l’incipit, crée ce malaise assez perceptible. Finalement, se poser la question de la date exacte de la mort de sa mère, parler au patron, rencontrer le directeur de l’asile sont des actes aussi essentiels pour les narrateurs qu’expliquer pourquoi Emmanuel a une cravate noire ou de préciser qu’il a fallu attendre un peu le directeur. Les événements s’enchaînent les uns aux autres dans la même linéarité, dans la même neutralité que le temps. [...]


[...] Vers une complète objectivité L’étude des temps et des personnes du récit nous conduirait à parler en termes d’énonciation d’une focalisation interne (chaque événement est vu à travers les yeux du narrateur). Cependant, l’absence de description s’accompagne d’absence presque totale de subjectivité, d’implication personnelle de Meursault. Attention : il nous donne bien ses pensées, nous explique ses choix. Mais il le fait sans jamais mentionner une quelconque implication affective : J’ai dit oui pour ne plus avoir à parler Mais on ne sait pas pourquoi il ne veut pas parler Face à ce laconisme de l’expression, le lecteur est amené à formuler lui-même ses interprétations. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
25/03/2009
Langue
français
Format
Word
Type
fiche
Nombre de pages
6 pages
Niveau
grand public
Consulté
30 fois

Informations sur l'auteur Eadem S. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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Camus, "L'Etranger", Incipit

«Commentaire composé sur l'incipit de L'Etranger d'Albert Camus. De « Aujourd'hui, maman est morte » jusqu'à « pour n'avoir plus à parler »....»

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