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Le sommaire
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Introduction

I) La mise en place des rimes

II) Ressemblances et particularités entre les quatrains et le distique

III) Le jeu des personnes grammaticales

A. Rapport entre le "je" et le "tu"
B. "Les autres" (dont le lecteur)
C. Métaphores et métonymies

Conclusion
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Résumé du document
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Ce texte est extrait des Fleurs du Mal un recueil de poème publié en 1857 par Charles Baudelaire. L'article, écrit par Nicolas Ruwet, portant sur ce poème, a d'abord été publié dans la revue numéro sept de Poétique avant d'être reprise dans son livre (publié en 1972) nommé Langage, musique, poésie. Nicolas Ruwet est un linguiste belge né en 1933 à Saive en Belgique et décédé à Paris en 2001. Il fut, en premier lieu, l'auteur de l'Introduction à la grammaire générative, publié en 1967, un ouvrage indispensable pour comprendre les sources de la linguistique de Chomsky. Mais, il est surtout connu pour avoir traduit en français les Essais de linguistique générale de Roman Jakobson.

On va d'abord voir comment se mettent en place les rimes puis on va s'attarder sur les ressemblances et les particularités entre les quatrains et le distique et on terminera enfin sur la mise en avant, par Nicolas Ruwet, du jeu des personnes grammaticales.

I- La mise en place des rimes

A première vue, on peut dire de ce poème que c'est un sonnet composé de deux quatrains et de deux tercets. Les vers sont en alexandrin et à rimes embrassées. Charles Baudelaire respecte également l'opposition entre les quatrains et les tercets. On peut en effet observer la différence entre le ton apaisé des quatrains et l'agressivité des tercets. A première vue, le schéma du sonnet est :
AbbA bAAb CCd EdE

Le système des rimes est complété par le jeu des catégories grammaticales des mots à la rime.
Dans les quatrains, à des rimes masculines sont associés des noms masculins singuliers tandis qu'à des rimes féminines sont associés des adjectifs féminins pluriels. Ces adjectifs sont en plus des épithètes.
Dans les tercets, les mots à la rime sont au singulier. Mais, aux vers 9 et 10, il y a une opposition entre un adjectif et un verbe. Et aux vers 11 à 14, aux rimes masculines correspondent un adjectif ou un nom masculin et aux rimes féminines correspondent un adjectif féminin ()

Extraits

[...] Nicolas Ruwet va alors couper différemment le sonnet en deux quatrains, un distique et un quatrain final. C'est une sorte de sonnet élisabéthain ou shakespearien. On voit donc qu'il y a des traits communs entre tous les vers du sonnet mais, il y a une division entre les quatrains et le distique qui présente des irrégularités par rapport au sonnet avec la présence du et la rime entre un adjectif et un verbe. Les trois quatrains, eux, sont semblables. II- Ressemblances et particularités entre les quatrains et le distique On voit que le poème est composé d'une seule phrase assez complexe avec : une proposition principale qui correspond au premier hémistiche suivie d'une proposition adverbiale de but introduite par afin que qui consiste en une conditionnelle. [...]


[...] Pour appuyer la singularité des vers 9 et 10, le phonème n’apparaît qu'une seule fois avec foules et permet une rime intérieure entre soir et mémoire Pourtant, Baudelaire aurait pu remplacer soir par jour ce qu'il n'a pas fait pour préserver la spécificité du distique par rapport aux quatrains. Dans tout le poème, les pronoms je et tu occupent une position stratégique. Ils apparaissent chacun quatre fois : d'abord en début de vers sous forme d'enclitique, sujet et objet indirect : je te ensuite, ils sont présents sous la forme de possessif : mon ta et aux vers 10 et 11 moi toi cette distribution des pronoms permet d'unifier le poème. [...]


[...] Tandis que le tu est muet et énigmatique. Par exemple, pourquoi est-il jugé amer ? Le je désigne ici le sexe masculin. A l'inverse, le tu désigne le sexe féminin mais, on ne va le découvrir que tardivement grâce au genre grammatical de jugée amère Un accord qui, en plus, ne se voit qu'à l'écrit et qui n'est pas rendu à l'oral Les autres (dont le lecteur) Ils sont totalement différents et n'ont aucunes ressemblances avec le je ou le tu : ils sont chaque fois représentés par des termes différents, sans rapport anaphorique entre eux le pronom à la troisième personne n'est pas présent en tant que tel ils peuvent être interprétés génériquement : aux époques lointaines les cervelles humaines le lecteur rien les stupides mortels Alors que les pronoms je et tu excluent par nature toute interprétation générique. [...]


[...] Cependant, l'apostrophe Ô toi amène une division entre les vers 10 et 11. Il y a un parallélisme entre les vers et 14 avec l'utilisation de métaphores ou de comparaisons qui se rapportent tous au sujet de leur phrase. On peut cependant grouper les vers deux à deux avec : un parallélisme entre les vers 4 et 14 qui sont tous deux des syntagmes nominaux, qui sont rattachés au sujet sans terme de comparaisons un parallélisme entre les vers 5 et 11 qui sont introduits par un terme de comparaison explicite On aperçoit des différences entre les deux premiers quatrain et le quatrain final. [...]


[...] les sujets sont pratiquement identiques car le sujet est à la première personne du singulier : je au vers 1 et moi au vers 10. ils utilisent un langage moins figuratif que les quatrains. Ils se caractérisent aussi par une absence de personnalisation des protagonistes : être rien Mais, il y a aussi des différences entre le premier hémistiche du vers 1 et les vers 9 et 10 : la structure est plus complexe aux vers 9 et 10 qu'au vers 1 (qui est seulement une phrase déclarative). [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
10/01/2012
Langue
français
Format
Word
Type
fiche
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public

Informations sur l'auteur Amaury T. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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