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Le sommaire
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Introduction

I) Au premier abord, cette formule semble s'appliquer de façon très pertinente à un certain nombre de romans dont la narration pourrait être considérée comme « traditionnelle »

A. La plupart des romans sont construits par une intrigue structurée qui fait de la fin un moment important, attendu et propice à une réflexion sur l'oeuvre
B. Raconter c'est créer une perspective, donner un cours, souligner une orientation
C. Le cas du roman policier

II) Cela étant, il convient de se pencher sur certains cas pour lesquels les choses semblent être moins évidentes

A. Dans les romans du Moyen-Âge, la fin est de fait un lieu ordinaire, voire banal
B. Les Nouveaux Romanciers ont considérablement bouleversé la conception de la fin du roman
C. La fin n'a parfois pas tant vocation à donner une signification à toute la narration qui précède qu'à ouvrir sur le futur

III) Les propos de Philippe Hamon portent cependant une certaine part d'universalité, liée à l'acte de lecture lui-même

A. La signification du roman si elle n'est pas explicite n'est pas forcément totalement absente de la fin
B. Toute fin de roman, en tant qu'aboutissement d'un parcours de lecture, n'est pas susceptible d'apporter un éclairage sur l'oeuvre ?

Conclusion
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Résumé du document
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La critique s'est assez peu penchée sur la question de la clôture romanesque, comparativement à l'intérêt qu'a pu susciter « l'incipit ». Pourtant, la fin du roman, qui peut mettre en jeu à différents niveaux d'importance les derniers chapitres, les dernières pages, les derniers paragraphes, les derniers mots de celui-ci, joue, au moins symboliquement, un rôle aussi important dans l'économie du roman que le début : elle marque non seulement les derniers moments de l'immersion dans la lecture mais encore le commencement d'une conception globale de l'oeuvre.

Philippe Hamon, qui fut l'un des premiers à s'intéresser au sujet, considère dans Texte et idéologie la fin du roman comme étant « le lieu privilégié qui par rétroaction, donne sa signification, donc sa « valeur », au système entier du texte, le point où est sanctionné la valeur des personnages. » Ainsi, la fin du roman, du fait même qu'elle parachève la narration et donne leur destinée finale aux personnages, serait un des éléments les plus à même d'induire la compréhension de l'oeuvre, et par conséquent sa critique.

En quoi cet effort de théorisation de la fin du roman aboutit-il ? Ces propos de Philippe Hamon s'adaptent-ils à tous les types de romans, aussi différents puissent-ils êtres ?

Au premier abord, cette formule semble s'appliquer de façon très pertinente à un certain nombre de romans dont la narration pourrait être considérée comme « traditionnelle » (I). Cela étant, il convient de se pencher sur certains cas pour lesquels les choses semblent être moins évidentes (II). Nous verrons cependant en quoi ces propos portent une certaine part d'universalité, liée à l'acte de lecture lui-même (III).

I. Au premier abord, cette formule semble s'appliquer de façon très pertinente à un certain nombre de romans dont la narration pourrait être considérée comme « traditionnelle »

A. La plupart des romans sont construits par une intrigue structurée qui fait de la fin un moment important, attendu et propice à une réflexion sur l'oeuvre

Le roman est ordinairement défini comme une oeuvre en prose, d'une certaine longueur, due à l'imagination, et racontant une histoire dans laquelle prennent place des personnages ()

Extraits

[...] Vous commenterez et discuterez, en vous appuyant sur des exemples précis, ces propos de Philippe Hamon (Texte et idéologie, P.U.F., coll. Écriture, 1984). PLAN I. Au premier abord, cette formule semble s’appliquer de façon très pertinente à un certain nombre de romans dont la narration pourrait être considérée comme traditionnelle A. La plupart des romans sont construits par une intrigue structurée qui fait de la fin un moment important, attendu et propice à une réflexion sur l’œuvre B. Raconter c’est créer une perspective, donner un cours, souligner une orientation C. [...]


[...] Dans les romans du Moyen-Âge, la fin est de fait un lieu ordinaire, voire banal B. Les Nouveaux Romanciers ont considérablement bouleversé la conception de la fin du roman C. La fin n’a parfois pas tant vocation à donner une signification à toute la narration qui précède qu’à ouvrir sur le futur III. Les propos de Philippe Hamon portent cependant une certaine part d’universalité, liée à l’acte de lecture lui-même A. La signification du roman si elle n’est pas explicite n’est pas forcément totalement absente de la fin B. [...]


[...] Celle-ci peut prendre la forme d’un épilogue, avoué ou non, dans lequel l’auteur énumère tout ce qui advient à tous les personnages que le héros a rencontrés. Flaubert en donne un parfait exemple dans L’Éducation sentimentale : on y trouve en vérité deux épilogues, le premier à l’avant-dernier chapitre qui marque le dénouement de l’intrigue en forme de fausse conclusion (il se termine par Et ce fut tout puis Frédéric et Deslauriers se retrouvent, se donnent des nouvelles des autres personnages et évoquent un épisode de leur vie antérieure au début du roman qui semble être un raccourci symbolique du livre, comme une mise en abyme. [...]


[...] Toute fin de roman, en tant qu’aboutissement d’un parcours de lecture, n’est pas susceptible d’apporter un éclairage sur l’œuvre ? Qui plus est, il est légitime de se demander si toute fin de roman, en tant qu’aboutissement d’un parcours de lecture, n’est pas susceptible d’apporter un éclairage sur l’œuvre, même si celui-ci n’est pas explicite, ou même si l’auteur a volontairement cherché à ne pas conclure Les formes du roman sont, il est vrai, très diverses. Certains romans contemporains, on l’a vu, ne racontent rien et essayent de dépasser les concepts de début, milieu et de fin. [...]


[...] En revanche, l’auteur suggère subtilement les ambitions de son héros Puis, relevant les yeux, il découvrit là-bas, derrière la place de la Concorde, la Chambre des députés. Et il lui semble qu’il allait faire un bord du portique de la Madeleine au portique du Palais-Bourbon. et semble suggérer que ses aventures vont poursuivre au-delà de la fin du roman. Le personnage de Bel-Ami et la fin du roman du même nom apparaissent ici comme l’antithèse du personnage de Frédéric et de la fin de L’Éducation sentimentale. III. Les propos de Philippe Hamon portent cependant une certaine part d’universalité, liée à l’acte de lecture lui-même A. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
04/05/2011
Langue
français
Format
Word
Type
fiche
Nombre de pages
10 pages
Niveau
grand public
Consulté
2 fois

Informations sur l'auteur Stéphane C. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Sciences Po
Note du document :
         
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Dissertation sur la fin du roman

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