Oodoc change de nom : découvrez tousLesDocs

X

Accéder à ce doc

Le sommaire
  ACCÉDER à ce doc

Introduction

I) Une description plus sensuelle que physique

A. Un hymne à la jeune femme
B. Une dimension sensuelle
C. La mise en valeur de sa parole

II) Un remède au Spleen

A. Une représentation de l'Idéal
B. Une échappatoire au Spleen

Conclusion

ACCÉDER à ce doc  

Résumé du document
  ACCÉDER à ce doc

Introduit par l'anaphore de la locution verbale "Que diras-tu "(vers 1 et 2), il montre bien l'importance pour le narrateur de parler à cette femme. Ainsi, la description que le poème fait d'elle se révèle être une véritable mise en scène d'un bel amour. C'est le cas du cortège que mime l'alexandrin très processionnel "À la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère" (vers 3), par son rythme ternaire et l'anaphore de la formule syntaxique "à la très" suivie d'un adjectif. La femme aimée semble alors être douée d'illumination, le tiret entre l'adjectif féminin et le superlatif montrant que, pour le poète, elle est au sommet de sa beauté et de sa bonté. Elle n'est pas qualifiée par des adjectifs communs mais par le plus haut degré de ces derniers, et ce à jamais (d'où la symbolique du tiret).

b- Une dimension sensuelle

Néanmoins, cette description peut apparaître assez mystique. Ainsi, tous les attributs physiques de celle qui, dans Tout Entière (LXI), est décrite comme ayant un "corps charmant", sont modulés pour échapper à toute matérialité. Baudelaire dessine sa silhouette à l'aide de locutions comme "le regard divin" (vers 4), "Sa chair spirituelle" (vers 7) ou encore "le parfum des Anges" (vers 7), image poétique révélant le désir sublimé qu'elle inspire à Baudelaire, puisque la majuscule du terme "Anges" dématérialise, en quelque sorte, la femme qui subit ainsi une métamorphose mystique, étant de plus entourée d'une lumière spirituelle ("Et son oeil nous revêt d'un habit de clarté", vers 8 ; "Son fantôme dans l'air danse comme un flambeau", vers 11).

En outre, l'énonciation ultime du fantôme permet au "Je" (vers 14) d'endosser trois rôles : cette femme est tout d'abord l'"Ange Gardien" tutélaire, en opposition à l'ange maudit et tentateur (elle protège et surveille). Puis, elle est la "Muse", l'inspiratrice du poète, et enfin la Madone, finalisant sa dimension angélique.

L'alternance des rimes masculines et féminines, notamment dans le second tercet ("-bo" et "-done") accentue la beauté de cette femme ()

Extraits

[...] Comme pour la lumière précédemment, ce calme et cette douceur présents tout au long du poème s’opposent à la corruption des Fleurs du Mal, tout en figurant dans le recueil. Conclusion Incorporé au cycle consacré à Apollonie Sabatier, ce poème est particulièrement évocateur de cette femme fantasmée par Baudelaire. Elle incarne l’amour spiritualisé, répondant à la quête ardente et nostalgique d’un au-delà sentimental. Contrairement à la Vénus noire Jeanne Duval, incarnation de l’amour sensuel, le poème n’en livre aucun détail physique, suggérant le sentiment de l’auteur pour l’amour : un remède aux maux de notre âme à condition d’être maintenue hors des contingences charnelles. [...]


[...] Baudelaire, Les Fleurs du Mal, XLII. ÉTUDE ANALYTIQUE Introduction Recueil poétique de Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal fut publié à Paris en 1857. Il donna lieu à un procès en août 1857 pour outrage à la morale religieuse ainsi qu’à la morale publique et aux bonnes mœurs Seule cette dernière persista et le poète fut condamné à 300 francs d’amende et à la suppression de six poèmes (qui seront publiés dans le Parnasse satyrique du 19ème siècle, à Bruxelles, en 1864, avant d’être repris avec d’autres pièces de circonstance dans Les Épaves). [...]


[...] Cet éclat s’oppose au clair-obscur des Fleurs du Mal. Une échappatoire au Spleen Cet amour pour Apollonie Sabatier, léger et spirituel, se veut une façon d’échapper au Spleen. La jeune femme ne cesse d’exercer son pouvoir envoûtant, comme le suggère le parallélisme des vers 9-10 : Que ce soit dans la nuit et dans la solitude, Que ce soit dans la rue et dans la multitude Se détachant du reste du sonnet, ils montrent qu’elle est toujours là, dans un isolement nocturne ou dans un lieu peuplé comme le met en valeur l’opposition des rimes riches solitude et multitude, placées en fin de vers. [...]


[...] Une représentation de l’Idéal Dans ce poème, alors divinisée, la jeune femme symbolise toutes les vertus d’une redécouverte de l’identité du poète, dont le cœur était flétri (vers 2). Dès lors, elle peut représenter l’Idéal : - tout d’abord, elle est celle qui régénère : Dont le regard divin t’a soudain refleuri ? (vers vers où la rime en i marque le caractère tendre et vertueux de la femme - elle restaure également la dignité du poète : Et son œil nous revêt d’un habit de clarté (vers où les quatre sons et formes du e fonctionnent comme une avancée vers la légèreté. [...]


[...] Mais sur le conseil d’un ami, il y renonce. Le titre définitif, trouvaille qui est attribuée au critique littéraire Hippolyte Babou (1824-1878), repose sur l’oxymore que Charles Baudelaire a tenu à entretenir durant toute sa vie littéraire. En effet, il considère la nature comme laide, par définition et la beauté comme artificielle. Il inclut ainsi la modernité comme motif poétique et rompt avec l’esthétique classique. La première des six sections, intitulée Spleen et idéal, est de loin la plus fournie, ne comptant pas moins de quatre-vingt-cinq poèmes. [...]

ACCÉDER à ce doc  

Informations sur le doc

Date de publication
13/06/2011
Langue
français
Format
Word
Type
fiche
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
1 fois

Informations sur l'auteur Christophe P. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
médecine
Ecole, université
Faculté de...
Note du document :
         
ACCÉDER à ce doc  
Charles Baudelaire, "Les Fleurs du Mal", "Poème XLII"

«De nombreux auteurs inspirèrent les mouvements littéraires. Ainsi, le symbolisme fut créé dans le prolongement de l'oeuvre de Baudelaire. Celui-ci publia dès 1857 Les Fleurs du Mal, recueil de poésie...»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   2 pages  |   publié en 2009
Thèse de doctorat : le roman de cape et d'épée d'A. Dumas

«Thèse de Littérature Française sur le Roman de Cape et d'Epée d'Alexandre Dumas....»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .pdf  |   526 pages  |   publié en 2007

Meilleures ventes en littérature

Derniers docs en littérature

George Orwell, "La ferme des animaux"
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   fr  |   .doc  |   5 pages  |   publié en 2008
Evelyne Brisou-Pellen, "Le crâne percé d'un trou"
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   fr  |   .pdf  |   8 pages  |   publié en 2010
Céline, Voyage au bout de la nuit, 2ème séquence
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   6 pages  |   publié en 2007
Molière, "Le Misanthrope", Acte I scène 1, vers 1 à 36
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .pdf  |   8 pages  |   publié en 2007
Anne-Marie Cadot-Colin, "Perceval ou le Conte du Graal" : résumé et analyse
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   fr  |   .doc  |   9 pages  |   publié en 2009
Alcools - Guillaume Apollinaire
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   6 pages  |   publié en 2014
La Peau de chagrin - Balzac
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   6 pages  |   publié en 2014
Etre sans destin: p. 121-125 - Imre Kertész
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   2 pages  |   publié en 2014
Un athlétisme affectif - Antonin Artaud (1938)
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   4 pages  |   publié en 2014
Sonnets pour Hélène - Ronsard : sonnet XXIII
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .pdf  |   7 pages  |   publié en 2014