Oodoc change de nom : découvrez tousLesDocs

X

Accéder à ce doc

Le sommaire
  ACCÉDER à ce doc

I) Résumé de l'oeuvre

A. Novembre 1916
B. Novembre 1916
C. Décembre 1916
D. Décembre 1916
E. Avril 1917
F. Mai 1917
G. Novembre 1917
H. Novembre 1918

II) Analyse de l'oeuvre

A. Focalisation
B. Titre du roman
C. Analyse de la couverture
D. Raisons pour lesquelles on a aimé ou non ce livre
ACCÉDER à ce doc  

Résumé du document
  ACCÉDER à ce doc

Novembre 1916. Cette première indication temporelle nous place directement lors de la Première Guerre mondiale et participe à l'immédiateté du récit : c'est au travers du regard d'Etienne que nous percevons le lieu où se déroule l'action, sans même savoir qui est ce jeune homme. Puisque l'auteur a recours à la focalisation interne, il utilise des formules poétiques et subjectives du champ de bataille que l'on découvre au fil des lignes, comme perçu au travers du regard du jeune Etienne, interprétant, par exemple, le rougeoiement d'une pipe comme une flamme ()

Extraits

[...] Il cesse soudain de se soucier de la forme et laisse les lettres s’inscrire comme il les pense. Nous perdons ainsi la formule d’appel pour un ton plus spontané et des vérités générales : la terre me paraît tellement étrange Etienne évoque le cycle naturel qui viendra couvrir les horreurs de la guerre, quoi qu’il advienne. Ces remarques ne sont pourtant pas empreintes d’espoir, elles rejoignent davantage le thème de la mort précédemment évoqué (le cadavre du précédent chapitre, que l’on enfouit dans la terre des tranchées et qui se décomposera lentement dans celle-ci). [...]


[...] Sommes-nous simplement en train de lire une intrigue amoureuse sur fond historique ? L’histoire d’amour connaît seulement quelques mouvements : l’échange des lettres sert de fond et dramatise l’ensemble. Ainsi, les deux personnages ne dialoguent pas vraiment : les questions restent rhétoriques et les premiers ne font que retranscrire des pensées personnelles (l’inquiétude au sujet de l’autre, les pensées qu’ils ont l’un pour l’autre) qui ne demandent jamais réellement de réponses. Ces lettres préparent, bien sûr, la rencontre. Rencontre sous le coup de l’émotion puisqu’elle est imprévue. [...]


[...] De nouveau, l’horreur des corps qui tombent, les cadavres que les obus remettent à l’air libre et les sensations terribles reprennent le dessus : l’odeur des corps en décomposition, la fumée des canons Un obus affaisse la terre et Etienne est happé. La focalisation interne participe à l’angoisse : Etienne ne sent plus ses membres et cela nous renvoie aux terribles scènes de l’infirmerie. Hurlant sous terre, il est finalement déterré par ses compagnons. Alban, lui, est toujours sous terre et Etienne refuse de cesser de creuser, malgré les bombardements qui menacent sa vie. Etienne attrape un pied d’Alban et on extrait finalement le Breton qui ne les reconnait pas. [...]


[...] On ne retrouve les batailles que sous forme anecdotique et cela permet de ne pas transformer le roman en simple récit historique : les soldats n’ont pas la sensation de vivre la grande Histoire et sont accablés par ces différents combats qui les tuent un à un. Chaque chapitre contient un événement important et tend toujours à l’essentiel, sans pour autant résumer les sentiments du personnage, mais en montrant qu’il se transforme au fil des mois. Ainsi, même si les combats semblent se répéter indéfiniment, Etienne peut échapper au quotidien au travers de l’amour. [...]


[...] Titre du roman : La marraine de guerre est un titre transparent : il désigne bien sûr Marie-Pierre, qui, sans jamais avoir rencontré Etienne, le soutient moralement et matériellement. Ce n’est pas n’importe quelle marraine : l’article défini suggère qu’elle a son importance, notamment auprès du destinataire des lettres. Même si cette expression est la formule habituelle pour désigner ces femmes qui soutenaient les soldats envoyés au front, intéressons- nous à son élection en tant que titre. Le terme marraine peut évoquer, pour celui qui n’aurait pas lu la quatrième de couverture, l’univers des contes de fées, dans lesquels une marraine la fée protège le personnage principal et le conseille, tout en servant de substitut maternel. [...]

ACCÉDER à ce doc  

Informations sur le doc

Date de publication
21/04/2010
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
13 pages
Niveau
grand public
Consulté
14 fois

Informations sur l'auteur Fleur H. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
histoire de...
Ecole, université
Paris 1
Note du document :
         
ACCÉDER à ce doc  

Meilleures ventes en littérature

Derniers docs en littérature

Artemis Fowl: The Opal Deception by Eoin Colfer
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   en  |   .doc  |   1 page   |   publié en 2014
Les personnages de la famille Raquin
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   12 pages   |   publié en 2007
Céline, "Voyage au bout de la nuit", "La pourriture du monde colonialiste"
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .pdf  |   5 pages   |   publié en 2008
Georges Orwell, "1984"
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   fr  |   .doc  |   8 pages   |   publié en 2008
Montaigne, "Les Essais" : Préambule (commentaire)
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   3 pages   |   publié en 2008
Salem (Salem's Lot) - Stephen King, 1975
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   fr  |   .pdf  |   10 pages   |   publié en 2014
Artemis Fowl: The Opal Deception by Eoin Colfer
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche de lecture  |   en  |   .doc  |   1 page   |   publié en 2014
Dom Juan, extrait de l'acte 1, scène 1 - Molière : L'éloge du tabac par Sganarelle
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   4 pages   |   publié en 2014
Dom Juan, extrait Acte II, Scène 2 - Molière : Éloge à Charlotte
Littérature et Arts   |  Littérature  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   4 pages   |   publié en 2014