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Le sommaire
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Introduction

I) Une "photographie" de la ville de Marseille

A. Une ville portuaire
B. Une agitation heureuse mais inquiétante

II) La dimension symbolique du poème

A. Un hymne à la vie (vers 1 à 13)
B. L'inquiétude du poète (vers 14 à 19)

Conclusion

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Résumé du document
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Issu du recueil Débarcadères, le poème "Marseille" propose, à partir de l'évocation de la ville, la vision du monde de l'auteur avec le goût de la vie, une vie quotidienne familière et simple. Véritable vision capturée de la ville lumineuse et tourmentée, Supervielle éveille des images qui permettent au lecteur d'en prendre possession. Néanmoins éphémère, cette prise de possession est vouée à l'échec, invitant à l'inquiétude qui transparaît à la fin du poème. Poème construit sur le principe de l'accumulation, il traduit la diversité du mouvement de la vie et semble suivre une progression : de l'espoir (avec la sortie de la ville de l'eau, image de naissance) à la méditation inquiète, en passant par la plénitude de la vie. Espoir, bonheur et inquiétude y sont les trois sentiments dominants de l'homme.

I- Une « photographie » de la ville de Marseille

a- Une ville portuaire

Dès le premier vers, l'allégorie "Marseille sortie de la mer" dépasse la simple vue prosaïque d'une ville portuaire. Les deux premiers mots et la phrase nominale qui suit font part de la soudaineté du surgissement de la mer bien sûr mais aussi de l'imagination du poète. Le poète ne prend pas le temps de construire une phrase pour livrer tous les éléments de cette irruption.

L'allégorie empêche immédiatement de prendre dans un sens purement descriptif les éléments les plus simples. De fait, les poissons de roche et les coquillages (vers 1) ne sont pas seulement aux étalages des marchés, ils sont en elle, comme si elle était la mer. Cette idée se construit progressivement, au gré de l'apparition des éléments qui appartiennent de plus en plus au milieu marin et qui sont de plus en plus étonnants dans l'ordre de la raison :

- l'iode (vers 1), certes élément du milieu méditerranéen, mais également présent dans l'air en bord de mer ()

Extraits

[...] L’adjectif pleine insiste sur le fait que les mâts sont au centre de la ville, à peine distincts des passants. Le monde humain est envahi, habité par la mer : disputent les passants. - Ses tramways avec leurs pattes de crustacés (vers image dérivée du rapprochement entre la réalité (les caténaires ou perches des tramways) et l’image obsédante de la mer. Jamais sans elle, ils n’auraient été comparés à des crustacés. De plus, le complément luisants d’eau marine ajoute une impression de matière aux impressions visuelles seules représentées jusqu’alors. - les chaises frétillantes (vers devenues poissons. [...]


[...] Ainsi, l’adjectif jolies enlève au mot filles ce qu’il aurait eu, surtout en 1927, de péjoratif en connotant des prostituées. Cette humanisation du cosmos, qui bouscule (vers 10) les êtres et mêle les éléments (l’eau et le feu - soleil et torrents le ciel) constitutifs de la vie, montre l’amour sans pudeur, en pleine lumière : les cafés enfantent sur le trottoir (vers la gorge des femmes (vers les pousse du côté des jolies filles (vers 11). Donnant une impression de profusion, la vie naît d’un être inanimé (les cafés) et témoigne d’une symbiose entre les êtres et les lieux. [...]


[...] - un joyeux désordre L’évocation de Marseille semblait devoir se faire sous forme de phrase nominale (vers mais le vers par l’éclatement de la syntaxe, apporte une rupture de construction avec l’introduction d’un autre sujet, soulignée par la coordination de ses qualifications nominales. Par la longueur des vers libres, le lecteur a une impression générale d’abondance et d’heureux désordre : les réalités quotidiennes apparemment futiles (Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools, vers l’image de la foule accompagnée d’une idée de naissance (Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore, vers 5). [...]


[...] - une insatisfaction du poète et de Marseille : je t’en prie (vers toi qui ne peut t’en aller (vers 17-18). On découvre donc l’imprégnation du monde humain par la nature, qui donne à l’humanité quotidienne de Marseille une dimension cosmique, et, en retour, l’imprégnation de la nature par l’humanité. II- La dimension symbolique du poème Un hymne à la vie (vers 1 à 13) On relève ainsi : - la transfiguration du geste humain En plus de l’évocation des rencontres humaines favorisées par une ville portuaire (Le beau rendez-vous de vivants, vers la transfiguration du geste humain grandit l’humanité jusqu’à lui permettre de prendre possession de l’espace (qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel, vers 4). [...]


[...] Inquiétante Mais ces exemples interrogent : est-ce la nature qui envahit le monde humain ou l’inverse ? La proposition Et la lune est un singe échappé au baluchon d’un marin (vers 12) est avant tout descriptive : l’ombre typique du marin portant singe et balluchon se détache sur la toile de fond que forme l’astre lunaire et suggère qu’il a mis la lune au nombre des bibelots exotiques en sa possession. De même, les ancres qui mordillent (vers 19) sont avant tout le signe de la présence des hommes qui ont équipé et ancré les navires, le verbe lui-même faisant de l’homme un prédateur carnassier et amoureux prenant possession de la mer-ville. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
30/09/2011
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Consulté
1 fois

Informations sur l'auteur Christophe P. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
médecine
Ecole, université
Faculté de...
Note du document :
         
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Supervielle, Marseille Débarcadères

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