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Le sommaire
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Introduction

I) Ce qui fait de l'évocation du val un tableau idyllique

A. Jeux de lumière
B. Alliances de mots
C. Versification et rejets

II) Peinture du dormeur

A. Sommeil apaisant
B. Libération dans la nature

III) Comment la composition et la versification contribuent-elles à entretenir l'équivoque entre le sommeil et la mort ? Equivoque qui disparaît lors de la chute du sonnet

Conclusion

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Résumé du document
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Les Cahiers de Douai réunissent une vingtaine de poèmes, écrits précisément à Douai, lorsque le poète trouva refuge dans cette ville, à l'invitation de son professeur de français, Georges Izambard, après sa première fugue. Revenu à Charleville, en octobre 1870, il effectue des promenades vagabondes dans la campagne ardennaise, et c'est probablement au cours d'une de ses promenades qu'il découvrit un spectacle semblable à celui que nous dépeint le sonnet « Le dormeur du val ».
Le choc de la guerre a inspiré ce poème si célèbre et si apprécié, qui nous entraine dès l'abord par sa grande simplicité, et cette antithèse frappante entre le tableau idyllique du vallon et du dormeur, et la mort violente que l'on découvre au dernier vers. Le poète développe uniquement le premier terme de l'antithèse, et nous laisse, interdit, devant cette image finale de la mort d'un jeune soldat. Quelles réflexions peuvent éveiller l'évocation d'une telle mort ?
Rimbaud a adopté ici la forme classique du sonnet et fait preuve d'une remarquable discrétion dans la composition de ce poème. Nous étudierons donc successivement ce qui fait de l'évocation de ce val un tableau idyllique, puis tout ce qui caractérise le bonheur et la liberté du dormeur. Enfin, nous nous demanderons comment la composition et la versification du poème contribuent à transformer ce sonnet en une énigme qui se résout avec sa chute.


Le premier quatrain du sonnet est consacré à l'évocation du paysage et cette évocation est annoncée par la présentation du tableau :
« C'est un trou de verdure ». Il s'agit d'un vallon où s'ouvre une clairière, dominée par « la montagne fière ». Le chant de la rivière est sans aucun doute provoqué par le resserrement du cours d'eau entre les rochers et la chute de l'eau sur les pierres ()

Extraits

[...] (Octobre 1870) Vous proposerez le commentaire composé de ce texte. Les Cahiers de Douai réunissent une vingtaine de poèmes, écrits précisément à Douai, lorsque le poète trouva refuge dans cette ville, à l’invitation de son professeur de français, Georges Izambard, après sa première fugue. Revenu à Charleville, en octobre 1870, il effectue des promenades vagabondes dans la campagne ardennaise, et c’est probablement au cours d’une de ses promenades qu’il découvrit un spectacle semblable à celui que nous dépeint le sonnet Le dormeur du val Le choc de la guerre a inspiré ce poème si célèbre et si apprécié, qui nous entraine dès l’abord par sa grande simplicité, et cette antithèse frappante entre le tableau idyllique du vallon et du dormeur, et la mort violente que l’on découvre au dernier vers. [...]


[...] Il est jeune, sans képi ni casque. Une notation de couleur, impressionniste encore, attire notre attention : le frais cresson bleu : le cresson gorgé d’eau présente une teinte vert foncé aux reflets bleutés, provoqués par l’ombre des arbres. Le rejet du vers 7 souligne la profondeur du sommeil, et l’apaisement complet dont jouit le jeune homme. Sa pâleur provient de la teinte verte de l’herbe, qui pâlit son visage. Et les derniers mots du second quatrain, où la lumière pleut nous ramènent à un tableau très lumineux ; les rayons du soleil, filtrés par les arbres, tombent sur l’herbe en une sorte de pluie. [...]


[...] Ainsi le spectacle tragique d’un jeune soldat tué au combat n’apparaît vraiment que dans le dernier vers. Le pathétique ne s’exprime directement que dans la supplication romantique à la nature, et ne fait qu’affleurer dans la description de l’apparent sommeil. Cette discrétion rend le poème d’autant plus émouvant, et renforce le contraste entre la splendeur lumineuse du paysage, la paix et la sérénité apparente du soldat, et la brutalité de la mort, rencontrée par hasard. Nous retrouvons cette discrétion du contraste entre sérénité du paysage et mort soudaine et violente dans le poème des Orientales de Hugo, intitulé Clair de lune : La lune était sereine et jouait sur les flots (v.1) Ce vers enchanteur pour l’imagination et agréable à l’oreille, évoque la clarté lunaire et les reflets d’argent sur les flots. [...]


[...] On verrait, en sondant la mer qui les promène, se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine. (v.17/18/19) Ainsi, comme chez Rimbaud, la mort perd de sa brutalité et de son caractère absolu, grâce à l’évocation de la nature lumineuse et sereine. On se rend compte par ailleurs que Rimbaud fait alterner dès le second quatrain les expressions rassurantes et les suggestions inquiétantes. Si le premier quatrain se bornait à évoquer les nuances lumineuses du val, le second laisse une impression mélangée : les vers 1 et 3 dépeignent un sommeil banal et paisible, tandis que le deuxième et le quatrième vers, tout en précisant les notations de lumière et de couleur du premier quatrain, éveillent l’inquiétude du lecteur en soulignant la position insolite et la pâleur du dormeur. [...]


[...] Le premier tercet continue le deuxième quatrain. Le soldat sourit en dormant d’un profond sommeil, et ce sourire accentue sa jeunesse au point de le ramènera l’enfance. Le poète apostrophe alors la Nature personnifiée, mère protectrice, par un vers dont les coupes régulières marquent la solennité : Nature, berce-le chaudement, il a froid Comment ne pas voir, derrière cet appel romantique à la Nature, une allusion discrète à la situation douloureuse de ce jeune poète de seize ans, privé d’amour maternel, en proie à la révolte. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
06/12/2011
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Consulté
3 fois

Informations sur l'auteur Pierre D. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Khâgne...
Note du document :
         
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