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Le sommaire
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Introduction

I) L'infini gris : description
II) Un "paysage mental" (Verlaine) : la description de l'Océan est également en creux une description des sentiments du poète
III) L'héritage romantique du poème

Conclusion

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Résumé du document
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Le poème évoque un paysage immense sur lequel les yeux du poète ne peuvent poser de limites. Les éléments décrits du paysage sont d'ailleurs en soi des éléments d'immensité : "ciel", "Océan" (plus grand que "mer" et avec la majuscule). On note ensuite la reprise à la volte du sonnet du "grand ciel gris", du "brouillard" et de la "mer". Le rythme binaire du poème participe d'une certaine langueur : les répétitions en deux temps sont en effet nombreuses (cf. notamment le deuxième tercet) ()

Extraits

[...] Des alexandrins avec, très souvent, une césure à l’hémistiche. On analysera comment le poète utilise le vers classique de la grande poésie qu’est l’alexandrin. On notera que Laforgue ne retient pas les innovations et les expériences de Verlaine sur le vers français, notamment le vers impair, même si c’est le cas dans d’autres poèmes. Le schéma rimique est également celui du sonnet classique : ABBA / ABBA / CCDEDE. Les rimes sont par ailleurs suffisantes dans les deux quatrains, et l’on trouve une rime riche en -orne ainsi qu’une rime pauvre -in (qui est également une rime pour l’oreille et non pour l’œil ce qui est un léger écart par rapport à la tradition poétique, même si les romantiques pratiquaient déjà cet écart) dans les deux tercets. [...]


[...] Le poème intitulé Méditation grisâtre est un sonnet qui décrit un Océan déchaîné à travers les yeux d’un poète isolé et perdu sur un îlot face (ou au milieu) de l’Océan. Il s’agira de voir quelle description de l’Océan est ici proposée et quelle signification celle-ci revêt-elle. Nous verrons ainsi dans une première partie la description de l’Océan ; puis, dans une seconde partie, dans quelle mesure la description de l’Océan se trouve être une mise en abyme des sentiments du poète ; enfin, dans une dernière partie, l’héritage romantique qui apparaît clairement dans ce sonnet. [...]


[...] Dans la même perspective, on notera l’abolition du cadre temporel. La poésie, en effet, par définition, constitue un lieu dans la tradition poétique aussi bien que critique. Le roman est en effet le genre du temps tandis que la poésie est le genre du lieu. On analysera ainsi le deuxième tercet du sonnet, et notamment les deux derniers vers : Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne, / Et que le Temps n’aura jamais jamais de fin. Le temps comme l’espace est dissolu, et seul l’espace se présente aux yeux du poète. [...]


[...] L’Océan qui constitue la totalité du monde pour le poète se trouve encadré par les deux derniers vers : sans borne, sans borne et surtout jamais jamais de fin La fin du poème se trouve être le mot fin mais, à vrai dire, il n’y a pas de fin : si le sonnet a une fin car c’est un genre codifié, l’Océan lui ne connaîtra jamais de fin car il est ubiquiste. Il est en outre éternel et en cela constitue l’aboutissement de toutes choses. En cela, il répond à l’angoisse du temps qui passe que connaît le poète. Le poète est lui, en opposition, périssable. Ecrire devient dès lors une voie d’accès à l’Eternel. [...]


[...] On analysera ainsi la scansion finale et la perte de la parole pour le tragique et l’échec de l’écriture. Le thème de la fuite du temps est ainsi au cœur de ce sonnet même s’il n’est pas décliné aussi profondément qu’il pouvait l’être dans la poésie romantique (cf. notamment Lamartine). Laforgue est en effet un héritier du romantisme, mais a également connu la poésie baudelairienne ainsi que les productions verlainiennes et rimbaldiennes. La caractérisation de ce poème pose donc problème. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
09/04/2010
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
3 fois

Informations sur l'auteur Marine R. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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