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Le sommaire
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Introduction

I) En quoi les personnages et le décor contribue à mener une critique efficace des couvents ?

A. Les personnages, tous un danger pour Suzanne
B. Les couvents et la claustration

II) La mise en avant des principaux maux physiques ou moraux que provoque la claustration chez l'individu

A. Les torts physiques
B. L'aliénation mentale

III) Cette critique du couvent est révélatrice de la pensée des Lumières

A. Une double dénonciation
B. La pensée des Lumières et de l'auteur

Conclusion
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Résumé du document
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Le marquis de Croismare, contraint en 1760 de retourner en Normandie pour quelques affaires, manque très vite à ses amis, notamment à Diderot, qui au bout d'un an d'absence envisage un stratagème pour le faire revenir. Il a alors l'idée facétieuse, en 1760, de lui adresser des lettres prétendument écrites par une religieuse qui implore son aide. Le marquis tomba dans le piège, et une correspondance s'ensuivit ()

Extraits

[...] Cette ignorance fait d’elles des proies faciles, à l’intérieur des couvents comme à l’extérieur. L’auteur nous amène à nous interroger, à savoir quelle responsabilité imputer à l'Eglise vis-à-vis de ces religieuses qu'on laisse en proie à la folie et au désespoir pour satisfaire à la réputation des hommes et de la société civile? Les dérives sexuelles auxquelles est soumise sœur Suzanne répondent simplement pour Diderot à un besoin naturel au corps de trouver une manière de satisfaire ses envies. Ces avances, ces désirs, sont présentés comme la conséquence logique de l'enfermement. [...]


[...] Encore une fois on peut rappeler que Diderot ne fait pas le procès du catholicisme mais prend soin de préciser la dérive sectaire de certaines doctrines. D’autre part, Suzanne connaît une violence morale constante. Son séjour à Sainte-Marie est le début de ces souffrances morales, et ce selon deux points de vue : la révélation de sa naissance illégitime, et l'appréhension de son engagement irrémédiable dans la vie religieuse. Lors de son entretien avec le père Séraphin, Diderot montre que même si elle ne perd en rien la foi et son respect de l'institution cléricale, elle ne peut plus rien attendre de celle-ci non plus. [...]


[...] Les religieuses tentent de convaincre plutôt que de forcer Suzanne à faire ses vœux. Les autres, plus éloignés de Paris, sont perçus comme le lieu de l’absolutisme et pour certains de la violence. Ils comportent d’ailleurs leur propre cachot. On découvre ainsi qu’à l’emprisonnement des corps répondent l’emprisonnement des esprits que nous étudierons un peu plus tard. C’est également par le biais de descriptions quasi naturalistes que Diderot fonde son roman et sa vraisemblance, afin de mener au mieux sa critique. [...]


[...] Sainte Christine illustre elle, le danger de mort, tandis que Mme de xxx renvoie au danger ouvertement sexuel qui représente à la fois la crainte d’une sexualité féminine débridée et le rejet par l’Eglise face à toute homosexualité. Les trois supérieures représentent ainsi trois formes de souffrances, qui engendrent admiration, horreur, ou pitié. Les autres religieuses sont indifférenciées, excepté sœur Ursule, amie de Suzanne qui finit par périr, et Sœur Thérèse, religieuse homosexuelle et victime de ses passions. L’ensemble des religieuses représente l’âme du couvent. Elles sont ce que Suzanne se refuse d’être, désincarnées et sans personnalité. [...]


[...] Je fus indifférente, pour ne rien dire de pis, à la supérieure actuelle, par la raison que sa précédente m’avait chérie. Diderot en arrive ainsi à dénoncer le fait les supérieures peuvent accorder ou refuser toute faveur selon leur bon plaisir, enfermer dans le cachot n’importe quelle religieuse, et l’en faire sortir à leur gré. C’est un lieu d’absolutisme ou les religieuses sont livrées aux volontés de leur supérieures. Lorsque Suzanne tente de raisonner sœur Christine en s’appuyant sur les constitutions et les lois, elle fait le choix d’être toujours pour la règle contre le despotisme Elle devient alors symbole de liberté dans un univers qui habituellement ne laisse place à aucune émancipation. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
06/08/2010
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
9 pages
Niveau
grand public
Consulté
7 fois

Informations sur l'auteur Marion C. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
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Commentaires
Anonyme
10/20/10 - 11:29:59
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"La Religieuse" de Diderot, une effroyable satire des couvents

«Le marquis de Croismare, contraint en 1760 de retourner en Normandie pour quelques affaires, manque très vite à ses amis, notamment à Diderot, qui au bout d'un an d'absence envisage un stratagème pour le faire revenir. Il ...»

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