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Le sommaire
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Introduction

I) L'usure du temps

A. Un thème omniprésent
B. Une gradation dramatique
C. L'étendue des dégâts

II) Une série d'images révélatrices du désespoir

A. Le cheval (vers 4)
B. Le maraudeur (vers 6)
C. Le printemps (vers 10)
D. L'avidité du monstre (dernier quatrain)

Conclusion

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Résumé du document
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La totalité de ce poème est parcourue par ce thème avec :

- une privation douloureuse

La répétition de la négation "ne plus" (vers 3, 7, 9 et 14) structure le poème et rend compte d'une douloureuse spoliation temporelle. Ainsi, les deux premiers quatrains sont construits sur l'opposition cruelle entre autrefois (premier quatrain) et aujourd'hui (deuxième quatrain), entre l'imparfait ("L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur", vers 2) et le présent ("L'amour n'a plus de goût", vers 7).

- la disparition de toutes les raisons de vivre

Elle repose sur l'opposition entre ce qu'il faisait avant ("vieux maraudeur", vers 6) et le présent. Dans le premier quatrain, c'est "L'Espoir" (vers 2) qui a disparu et dans le deuxième, "L'amour et la dispute" (vers 7), anéantissant ainsi toutes les raisons de vivre du poète.

- la responsabilité du Temps

Dès le premier vers du troisième quatrain ("Et le Temps m'engloutit minute par minute", vers 11), c'est le temps qui va être rendu responsable de ce dessaisissement. En ce sens, ce vers rappelle celui de "L'Ennemi" (X) : "Le Temps mange la vie" (vers 12). Cette culpabilité est soulignée par la reprise anaphorique de la formule restrictive "ne plus" que confirment les participes passés "vaincu, fourbu" (vers 6) et "perdu" (vers 10) qui lui font écho par une assonance en [u], sonorité aigüe qui exprime le malaise et le désespoir du poète, et une allitération en [p].

b- Une gradation dramatique

Tout au long du poème, la dégradation liée au temps ne fait que s'accroître :

- dans le premier quatrain

Un "Vieux cheval" (vers 4) n'a plus d'espoir comme cavalier et n'aspire plus qu'à l'inconscience. On a une impression de piétinement : "dont le pied à chaque obstacle butte" (vers 4).

- dans le deuxième quatrain

La gradation est claire, reposant sur la progression de la structure en chiasme : "Morne esprit" (vers 1) / "Esprit vaincu" (vers 6) mais aussi le redoublement d'un adjectif de deux syllabes : "vaincu, fourbu" (vers 6).

- enfin, dans le troisième quatrain

La poursuite de la gradation mène à l'agonie et au désir d'en finir (échec / capitulation / agonie). Le temps a remplacé le printemps, dont il a aboli les promesses ()

Extraits

[...] L’inspiration du poète, reposant sur la répétition du terme esprit (vers 1 et est ainsi anéantie. On assiste à un appauvrissement de la création : chants du cuivre (vers représentant vraisemblablement le mode majeur de la dispute et soupirs de la flûte (vers étant plus mélancolique. C’est alors la prédominance de la fadeur, de l’insensibilité et de l’indifférence. Le déclin de la création poétique est comme Le Printemps adorable [qui] a perdu son odeur ! (vers 10) et donne lieu à toute une série d’images qui rendent sensible son désespoir. [...]


[...] Terme déjà expressif par ses sonorités et la notion d’abîme qu’il suggère, il se trouve conforté dans cet anéantissement par la neige mortelle qui se transforme en avalanche, car le poète agonisant souhaite en sortir au plus vite (Avalanche, veux-tu m’emporter dans ta chute vers 15). Ce dernier, las de vivre, à travers une aspiration à l’oubli, appelle alors la mort comme une délivrance. De plus, en s’écoulant lentement et régulièrement (minute par minute, vers le froid de l’hiver semble figer le corps qui perd ainsi de sa vivacité (un corps pris de roideur, vers 12). La neige, et par là même le temps, est une sorte de fatalité sur laquelle le poète n’a aucun pouvoir. [...]


[...] Le maraudeur (vers L’image du maraudeur, métaphore de la nostalgie du poète, est liée à la précédente par le même adjectif : vieux. La valeur symbolique attachée à ce voleur de fruits et de récoltes désigne le poète, amené à dérober des plaisirs interdits et qui, en même temps, regarde comme un étranger celui qu’il était, incapable d’être celui qui goûtait aux plaisirs de la vie. De plus, la formule Adieu donc (vers placée en tête de vers, marque une surprise, un regret de devoir lui-même faire ce constat. [...]


[...] En ce sens, ce vers rappelle celui de L’Ennemi : Le Temps mange la vie (vers 12). Cette culpabilité est soulignée par la reprise anaphorique de la formule restrictive ne plus que confirment les participes passés vaincu, fourbu (vers et perdu (vers 10) qui lui font écho par une assonance en sonorité aigüe qui exprime le malaise et le désespoir du poète, et une allitération en Une gradation dramatique Tout au long du poème, la dégradation liée au temps ne fait que s’accroître : - dans le premier quatrain Un Vieux cheval (vers n’a plus d’espoir comme cavalier et n’aspire plus qu’à l’inconscience. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
13/06/2011
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Consulté
6 fois

Informations sur l'auteur Christophe P. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
médecine
Ecole, université
Faculté de...
Note du document :
         
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