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Le sommaire
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Extrait de Montesquieu, L'Esprit des lois

I) Question 1 : Dégagez l'idée principale du texte et les articulations de son exposition (c'est-à-dire : thèse et étapes du raisonnement de l'auteur).

II) Question 2 : Expliquez :

A."On a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple"
"la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir".

B. Pourquoi Montesquieu affirme-t-il que le citoyen n'aurait plus de liberté s'il pouvait faire ce que les lois défendent ?

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Résumé du document
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L'objet de ce texte, extrait de L'Esprit des lois, est, pour Montesquieu, de proposer une certaine conception de la liberté politique. La définition proprement dite de la liberté politique (la thèse du texte) se trouve dans le 2ème paragraphe : « (...) la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un Etat, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir ». On remarque donc que cette définition est formulée de deux manières (...)

Extraits

[...] C’est par cet égoïsme que nous sommes tentés de désobéir aux lois, que 4 nous les jugeons contraignantes ; autrement dit, c’est notre égoïsme qui nous pousse parfois à affirmer notre indépendance (nous affranchir des lois, du devoir, satisfaire nos désirs sans contrainte) contre notre liberté (vouloir faire ce que l’on doit vouloir). On le voit, la désobéissance aux lois est une possibilité établie (certains désobéissent de fait) et reconnue (l’obéissance suppose une acceptation, un consentement). Mais à quoi nous conduirait la désobéissance ? Si le citoyen pouvait faire ce que les lois défendent, cela équivaudrait à dire que les lois ne signifieraient plus rien et donc à reconnaître à tous les autres le même pouvoir de désobéir. [...]


[...] Mais sa véritable liberté dépendra de l’usage qu’il fera de son pouvoir. En effet, si le vote des citoyens consiste à vouloir ce que bon leur semble, à exprimer leurs caprices, leurs envies, leurs opinions du moment, alors les lois ne seraient que l’expression fluctuante d’une majorité variable, d’une simple coalition d’intérêts égoïstes. De fait, si le pouvoir du peuple consiste pour chaque citoyen à faire ce qu’il veut ou ce qui lui plaît, alors ce pouvoir mal exercé aboutirait à une grande instabilité politique et à terme mettrait en péril l’unité de l’Etat elle-même, c’est-à-dire l’unité du peuple : nous n’aurions non plus un peuple, mais une somme d’individus occupés à leurs intérêts particuliers et bornés, qui se serviraient de l’Etat sans se préoccuper de sa préservation. [...]


[...] Ce qu’il doit vouloir, c’est l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Si les citoyens ne sont plus capables de s’obliger à vouloir l’intérêt général, alors il n’y a plus citoyen véritable et le peuple se dissout. De ce fait, le citoyen ne peut pas être contraint de faire ce qui irait contre l’intérêt général, par exemple, voter des lois oppressives, donner, en situation de crise exceptionnelle, les pleins pouvoirs à un chef (car alors le peuple perdrait sa souveraineté), abolir la liberté d’expression ou la restreindre (parce que ce serait rendre possible la propagande et l’opinion de masse et affaiblir la capacité de juger essentielle à la citoyenneté), abolir la liberté de culte (qui serait cause de division), etc. [...]


[...] L’objet de ce texte, extrait de L’Esprit des lois, est, pour Montesquieu, de proposer une certaine conception de la liberté politique. La définition proprement dite de la liberté politique (la thèse du texte) se trouve dans le 2ème paragraphe : ( ) la liberté politique ne consiste point à faire ce que l’on veut. Dans un Etat, c’est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu’à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir, et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir On remarque donc que cette définition est formulée de deux manières : d’abord négativement, la liberté politique «n,’est pas faire 2 ce que l’on veut ; puis, positivement, elle consiste à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir, et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir Le citoyen est libre lorsqu’il veut faire ce qu’il sait devoir faire. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
27/04/2010
Langue
français
Format
pdf
Type
fiche
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Consulté
5 fois

Informations sur l'auteur Fabienne A. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
marketing...
Ecole, université
Montpellier
Note du document :
         
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