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Le sommaire
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Introduction

I) La philosophie et la science
II) L'intellect et la volonté

Conclusion
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Résumé du document
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La philosophie est une discipline qui se présente au néophyte auréolée d'un certain mystère, et peut-être pas moins à celui qui la pratique déjà. Quand il s'agit de la définir, chacun tombe dans un certain embarras. On lui reconnaît un versant théorique, celui de la pensée qui s'interroge sur elle-même, et un versant pratique, celui de la recherche de la sagesse. Peut-être le concept de raison est-il celui qui réunirait le mieux ces deux versants, puisqu'il contient à la fois l'idée d'une pratique raisonnable et d'une pensée rationnelle ()

Extraits

[...] Et c'est alors que Schopenhauer en vient à son explication de cet état de fait : pourquoi certains hommes ne s'étonnent-ils pas? - à moins que ça soit l'inverse, c'est-à-dire que ça n'est pas le non-étonnement qui est étonnant, mais l'étonnement lui-même qui l'est. En effet, d'après l'auteur, celui qui ne s'étonne pas le fait pour des raisons tout à fait naturelles. «Cela vient de ce que son intellect est encore resté fidèle à sa destination originelle, et qu'il est simplement le réservoir des motifs à la disposition de la volonté Destination originelle, c'est à dire sa fonction première naturelle. [...]


[...] C'est bien ce que nous venons de faire : «comme s'il avait une boussole dans la tête» : -le savant va tenter d'expliquer ce repérage avec ce que la science a déjà établi, par exemple l'existence des champs électromagnétiques. Pendant qu'un autre rapportera la lumière verte du soleil aux lois de la réfraction de la lumière. Mais c'est là que Schopenhauer fait la différence entre le philosophe et le savant. Ce dernier prend ces lois comme des évidences, comme des faits, et ne les remarque même plus - mais s'appuie sur elles pour expliquer toutes les bizarreries du monde. [...]


[...] Celui-ci ne se penche que sur des« phénomènes rares voulant entendre par là des êtres particuliers, qui ont pour caractéristique de ne pas être rencontrés fréquemment. Et ici, par «savant», il entend probablement celui qui s'applique aux sciences que Kant appelait« historiques» (histoire, droit positif, philologie, botanique ) plutôt qu'aux sciences mathématiques» (mathématiques, science physique), lesquelles vont plutôt dans le sens de l'abstraction à partir de phénomènes plutôt courants (quoi de plus courant qu'un objet qui tombe? et Newton fut bien philosophe de s'en étonner). [...]


[...] Schopenhauer écrit qu'elle est la disposition de la volonté», c'est-à- dire qu'elle en constitue un outil, qu'elle est secondaire quand la volonté est première. Et quel est l'usage de cet outil? Un réservoir de motifs Un motif, c'est une raison, une justification, comme quand on donne le motif de son retard en classe. Ainsi, dire que l'intelligence donne des justifications à la volonté, c'est dire qu'elle vient après elle pour trouver des raisons à ce qui est déjà là. Je veux d'abord, et je cherche des raisons ensuite, grâce à mon intelligence. [...]


[...] Et les idées, elles ne sont pas données par simple expérience. Les idées sont donc des êtres à la fois plus simples que les êtres particuliers (le cercle en général est plus simple que ce cerceau de bois), et pourtant plus difficiles à saisir (les enfants peinent à saisir l'idée du cercle qu'on leur enseigne en géométrie, alors qu'ils reconnaissent très facilement un cerceau - parce que ce dernier, ils le voient, et pas le cercle en général qui ne peut être que pensé). [...]


[...] Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, Seconde partie, Chapitre XVII : l'esprit philosophique Commentaire semi-rédigé sur un extrait de Le monde comme volonté et comme représentation (Seconde partie, chapitre XVII) de Schopenhauer, proposant une définition de l’esprit philosophique. Le texte étudié Avoir l'esprit philosophique, c'est être capable de s'étonner des événements habituels et des choses de tous les jours, de se poser comme sujet d'étude ce qu'il y a de plus général et de plus ordinaire ; tandis que l'étonnement du savant ne se produit qu'à propos de phénomènes rares et choisis, et que tout son problème se réduit à ramener ce phénomène à un autre plus connu. [...]


[...] Parce que le Moi est un prisonnier étroitement uni au monde et à la nature, comme partie intégrante d'eux- mêmes Et pour l'auteur, la clé qui ouvre cette prison, c'est l'étonnement. Un étonnement partiel pour le savant, qui est encore pris dans la vie et a besoin de rechercher des phénomènes rares pour parvenir à secouer son intelligence, un étonnement plus complet pour l'esprit philosophique, dont l'étonnement signifie qu'il s'est détaché de l'emprise de la Volonté en lui, qu'il se voit lui-même et toute chose comme de l'extérieur, comme des objets simplement posés devant lui, dans leur étrangeté. [...]


[...] Son explication à lui part de plus haut, en ce qu'elle commence par dire en quoi consiste le rôle de l'intelligence en général. Pour l'homme que rien n'étonne, «toute chose semble porter en elle-même l'explication de son comment et de son pourquoi c'est-à-dire qu'elle n'a pas besoin d'explication. Schopenhauer aurait pu dire que pour cet homme, que cette chose soit ou non est là son seul sujet d'attention, et vouloir remonter à une cause extérieure lui semblerait parfaitement vain, puisque de fait, elle est. [...]


[...] Schopenhauer écrit bien que ces sujets qui étonnent le philosophe, ce sont ce qu'il y a de plus général et de plus ordinaire». Nous venons de voir le piège de l'ordinaire: on ne le remarque même plus, par habitude. Considérons de nouveau les difficultés liées à la saisie du général. Dans la vie, nous sommes toujours confrontés à des êtres particuliers, jamais à des êtres généraux, tout simplement parce que ces êtres généraux n'existent pas réellement. Tout le monde a rencontré des hommes, des femmes, des enfants, mais personne n'a jamais rencontré l'homme en général, la femme en général, l'enfant en général. [...]


[...] Mes opinions, c'est moi-même, et pas tant en tant que pensée réfléchie (car plus on réfléchit et moins on pense par opinion) qu'en tant que principes d'actions. Des opinions, on en parle surtout dans le domaine de la politique, ou dans celui de la morale, c'est-à-dire des domaines dirigés vers l'action et non l'intellection pure. Et c'est bien dans l'action que la volonté se révèle, c'est quand il s'agit d'agir qu'elle est sollicitée. Donc quand nous exprimons une opinion, nous exprimons plutôt ce que nous voulons que ce que nous pensons. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
11/05/2009
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
6 fois

Informations sur l'auteur (étudiant)

Niveau
Grand public
Note du document :
         
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