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Le précédent secrétaire général de l'O.N.U a déclaré que la guerre faite à l'Irak par la coalition conduite par les Etats-Unis était illégale au regard du droit international dont il se faisait le porte-parole.
Pourtant, l'administration américaine ne s'était-elle pas attachée à en établir la légalité, arguant, plus que de sa justesse, de sa justice? Mais qu'il s'agît d'une guerre juste, tout se sera passé comme si, faute d'arguments probants (tels que, par exemple, celui de la possession par l'Irak d'armes de destruction massive), il avait appartenu à l'administration américaine d'en décider souverainement (...)

Extraits

[...] 1.F. Poirier et Fr. Proust, p. et qu'il définit par les trois maximes du sens commun: penser sans préjugé, de façon ouverte ou élargie et conséquente (cf. Critique de la faculté de juger (1790), 40; tr. A. Renaut, pp. 279-280? Est-ce l'Etat? Mais alors, lequel, tant il est vrai que diverses en sont les formes? [...]


[...] On le voit, il y a là, moins dans la souveraineté de l'Etat que dans la limite qu'un autre Etat lui oppose nécessairement peut-être, une première difficulté. Les relations entre Etats sont souvent, sinon peut-être toujours, marquées de violence, et tout se passe comme s'il appartenait à la guerre de décider du juste et de l'injuste outre le Léviathan, 13; tr. fr., en part. pp. 227-228, les Principes de la philosophie du droit (1821) de Hegel, 333; tr. R. Derathé et J.-P. Frick, pp. 330-331). [...]


[...] Weber au vu de l'impersonnalisation croissante de l'administration de I'Etat, corollaire de sa rationalisation la loi ne peut-elle pas être sans coeur, ou, en d'autres termes, empruntés à Nietzsche (1844-1900), que Weber aura étudié, l'Etat n'est-il pas devenu un monstre froid La résolution de cette double difficulté nous conduira à redéfinir, avec Rousseau contre Hobbes, la souveraineté de l'Etat: quoi qu'en ait Hobbes, la souveraineté appartient et ne peut appartenir qu'au peuple, de sorte que ce n'est pas dans la personne du roi mais dans celle du peuple, que tout l'État est compris (Le citoyen, VI, 13, note; tr. S. Sorbière, p. 157); de sorte encore que ce n'est jamais à ses représentants, c'est toujours au peuple en personne qu'il appartient de décider du juste et de l'injuste (Du Contrat social 15; éd. B. Bernardi, p. 134). Idéalement du moins, il ne pourrait donc y avoir de conflit entre lEtat et le peuple en matière de juste et d'injuste. Mais la difficulté ne sera peut-être ainsi que déplacée. [...]


[...] Deuxième partie Sans doute faut-il faire droit à l'idéal, d'autant plus ici qu'il s'agit de s'interroger sur le juste et l'injuste, mais nous ne saurions en prendre argument pour nous dispenser d'interroger les faits. Or les faits ne sont-ils pas têtus selon un mot fameux de Lénine (1870-1924), naguère glorifié et aujourd'hui, non sans raison, mal famé (on peut lire à ce sujet, d'A. Glucksmann, La cuisinière et le mangeur d'hommes. Essai sur l'État, le marxisme, les camps de concentration (1975)? [...]


[...] La Terreur est ainsi selon Hegel la conséquence nécessaire de cette liberté absolue ou, plus précisément, la perversion de son exigence encore abstraite. En d'autres termes, peut-être moins obscurs, toute décision en matière de justice qui en confierait directement (et non pas indirectement ou de façon médiate) l'exercice à la volonté générale (et non pas à ses représentants) s'expose d'elle-même, fatalement, à n'accomplir d'autre acte ou &autre oeuvre que la mort: l'oeuvre et l'acte uniques de la liberté universelle . [...]


[...] Sommes-nous donc voués à demeurer dans l'embarras? Sans doute l'embarras est-il toujours préférable à l'aisance qu'affichent ceux dont l'esprit n'a jamais été inquiété par la question : la quiétude de la doxa est étrangère au philosophe. Ainsi que l'écrit Hegel (1770-1831): Dans la culture, les oeuvres originales et tout à fait prodigieuses sont comparables à une bombe tombant dans une ville paresseuse, où tout çà est assis devant -sa chope de bière, plein de sapience, et ne sent pas que c'est justement son plat bien-être qui a provoqué l'éclat de tonnerre (Notes et fragments. [...]


[...] C'est le moment, proprement terroriste, où, comme on dit, la révolution dévore ses enfants. Aussi ne peut-il s'agir selon Hegel que de surmonter toute revendication purement abstraite de justice par son effectuation différenciée, selon qu'il y va de ce qu'il appelle la société civile, ou sphère de l'économie, et que nous pourrions définir, au moins en première approximation, comme étant le système des besoins et de leur satisfaction par le travail et les échanges, ou bien de l'État. Deux points sont ici à considérer d'abord, qui en nécessiteront un troisième: L'individu et ses intérêts propres, comme tels nécessairement particuliers, ne peuvent sans violence, c'est-à-dire sans injustice, être absorbés par l'Etat; ils doivent être au contraire reconnus par l'Etat. [...]


[...] Ainsi, par exemple: en quel sens le juste et l'injuste seraient-ils affaire de décision? Sans doute le juge décide-t-il un point de droit, en ce sens qu'il le règle, le résoud ou le tranche. Mais le juge décide-t-il du droit? Ce serait dire qu'il en dispose en maître par son jugement. Décider d'une chose, ce n'est pas décider une chose, précise Le Petit Robert : c'est souverainement juger. De la sorte, la question ne gagnerait-elle pas à être reformulée en ces termes : Qui est le souverain juge du juste et de l'injuste? [...]


[...] Mais, troisième question, cette résolution aurait-elle lieu, et l'intérêt particulier y serait-il même intégré (et non pas nié), comme le veut Rousseau (cf n. d. é pp. 205-206), qu'est-ce, demandera-t-on enfin, qui nous assure que la volonté générale ne puisse pas errer, c'est-à-dire ici prendre l'injuste pour le juste? Que, à hauteur des principes du droit politique (selon le sous-titre du Contrat social), toute possibilité d'erreur ou d'errance de la volonté générale soit prévenue, c'est-à-dire empêchée par bien des précautions, que J.-J. [...]


[...] Hegel n'aurait ainsi assurément pas souscrit au propos de Rousseau selon lequel ce mot de finance est un mot d'esclave; il est inconnu dans la Cité (Du Contrat social ; p. 133). C'est que Hegel aura su surmonter l'opposition, à laquelle en est en revanche resté Rousseau et que Hegel avait d'abord faite sienne dans ses travaux de jeunesse, de la vie privée universelle du bourgeois et de la vie universelle du citoyen (cf Du droit naturel (1802); tr. B. Bourgeois, p. 66; à rapprocher du Contrat social note, éd. cit., p et de l'Émile (1762), éd. C. Wirtz, pp. 249-250). [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
19/05/2008
Langue
français
Format
pdf
Type
dissertation
Nombre de pages
7 pages
Niveau
grand public
Consulté
6 fois

Informations sur l'auteur Carole V. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
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