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Le sommaire
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Introduction

I) Conjonction entre pouvoir politique et moralité politique
II) La vertu politique pour un pouvoir légitime....
III) ... qui devient souvent problématique
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Résumé du document
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On le voit, le sujet nous interroge indirectement sur la conjonction entre le pouvoir politique, conçu ici comme un exercice, c'est-à-dire une fonction pragmatique (du grec pragmatikos, qui concerne l'action (pragma), les affaires, par opposition à des choses purement théoriques), celle de diriger un État (polis), et une moralité comprise comme l'effort de ne pas commettre d'activités déloyales et suspectes. Mais qu'est-ce qui justement rend si difficile une telle conciliation entre politique et morale ? Tel est bien le coeur du problème. Autrement dit encore, pourquoi est-il nécessaire de savoir si l'homme aux manettes de l'État peut être honnête, comme si cette honnêteté paraissait aussi incongrue que le dégoût des armes chez un maffioso ?

Extraits

[...] Tel est d'ailleurs le projet de l'éthique (ethikos) : réfléchir autant aux finalités qu'à leurs conditions pratiques. Pour autant, ces trois ensembles d'idées partent davantage de constats réels que d'une possibilité de les amender. En d'autres termes, par leur lucidité désenchantée ou leur réalisme assez brutal, ils généralisent l'exercice du pouvoir à partir de cas particuliers qui en ont fourni l'image dévalorisante. Machiavel a beau souligner qu'un prince trop débonnaire ou trop placide risquerait de se «faire manger» par ses sujets, ne confond-t-il pas un peu psychologie et morale? [...]


[...] Pour ce faire, encore faut-il limiter l'exercice du pouvoir afin d'éviter qu'il ne devienne abusif et arbitraire. On connaît le célèbre principe de Montesquieu qui conseille de séparer les 3 pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire: la force de ce principe réside dans la capacité qu'a le pouvoir d'arrêter le pouvoir, le judiciaire pouvant par exemple contrer des décisions de l'exécutif. Lorsque l'homme qui est à la tête de l'État monopolise tous les pouvoirs (on en connaît des exemples c'est le despotisme, c'est-à-dire qu'il s'arroge des prérogatives qui ne sont pas les siennes. [...]


[...] En effet, pourquoi l'exercice du pouvoir éloigne-t-il l'homme politique de la vertu au lieu de lui permettre de régner à l’échelle publique? Si l'on en croit Épicure dans sa Lettre à Ménécée, il faut se méfier de toute activité politique et même se retrancher de toute affaire publique dans la mesure où ces dernières sont incompatibles avec la recherche du bonheur. Le sage (en puissance) ne peut que se perdre dans l'exercice d'une activité qui empêche la distanciation paisible nécessaire à la sérénité (ataraxie). [...]


[...] On le voit, le sujet nous interroge indirectement sur la conjonction entre le pouvoir politique, conçu ici comme un exercice, c'est-à-dire une fonction pragmatique ( du grec pragmatikos, qui concerne l'action (pragma), les affaires, par opposition à des choses purement théoriques.), celle de diriger un État (polis), et une moralité comprise comme l'effort de ne pas commettre d'activités déloyales et suspectes. Mais qu'est-ce qui justement rend si difficile une telle conciliation entre politique et morale. Tel est bien le cœur du problème. [...]


[...] L'épicurien condamne ainsi une avidité sans but réel, puisque le pouvoir est l'objet d'un désir finalement vide et non naturel. D'ailleurs, nous savons à quel point les hommes intègres sont souvent brisés (tel Roger Salengro ou Pierre Bérégovoy) par des machinations calomnieuses, des luttes fratricides, des guerres partisanes. Difficile dans ces conditions de rester au-dessus de la mêlée qui oblige bien des candidats à des compromissions, des mensonges, des promesses non tenues et des retournements de veste. Opportuniste et sans état d'âme, le «requin» du pouvoir n'a que faire des bons sentiments que professent les naïfs qui lui servent souvent de repas. [...]


[...] Dissertation 2 : L'exercice du pouvoir politique peut-il être vertueux ? En lisant cet énoncé relatif à l'exercice du pouvoir politique, on ne peut s'empêcher (peut-être à tort) d'y percevoir un présupposé implicite, celui d'une difficulté à être vertueux lorsqu'on se fraye un chemin dans les arcanes des détenteurs de l'autorité politique voire politicienne. Se questionner pour savoir s'il est possible d'être vertueux marque d'emblée une sorte de position qui ne va pas nécessairement de soi, comme par tradition, nous savions déjà que l'accès au pouvoir politique devait contrarier voire dissoudre cette qualité morale qu'est la vertu. [...]


[...] Mais la vertu ne peut être possible dans l'exercice politique que si elle est d'abord souhaitée par les administrés. Lorsqu'une civilisation devient elle-même un monde sans valeur, sans repère moral et - à l'image de la démocratie américaine analysée et dénoncée par Tocqueville dans De la démocratie en Amérique - férue de «petits et vulgaires plaisirs sans souci des autres et sous la tutelle paternaliste d'un État tout-puissant, ce dernier peut sans mal tirer toutes les ficelles et muer ses citoyens en pantins. [...]


[...] Déjà à l'époque de la Grèce antique par exemple, Platon (République) et Aristote (La Politique) ont vivement souhaité moraliser l'exercice du pouvoir, conscients que trop de régimes (la tyrannie, l'oligarchie) et de politiciens) hypocrites, dans le sillage des Sophistes (Protagoras, Gorgias), avaient fait de la politique une affaire personnelle d'ambition, de course aux honneurs et aux richesses, quitte pour cela à utiliser tous les moyens les plus démagogues voire les plus violents pour conserver un titre générant une ivresse plus forte gue celle que procure l'alcool la mise à mort de Socrate en -399). Il en ira de même avec les Stoïciens face aux abus dévastateurs des empereurs romains, à la décadence d'un peuple épris de pouvoir au point de sacrifier honneur et droiture. L'idéal d'une Cité juste impliquait déjà la figure - elle-même idéale - d'un homme politique sage, modéré, prudent, et qui penserait avant tout à l'intérêt de la communauté avant de cultiver sa carrière personnelle dans la démesure et la cruauté. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
17/08/2009
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
1 fois

Informations sur l'auteur Ludovic F. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
%other%
Ecole, université
Lycée Bac...
Note du document :
         
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L'exercice du pouvoir politique peut-il être vertueux ?

«On le voit, le sujet nous interroge indirectement sur la conjonction entre le pouvoir politique, conçu ici comme un exercice, c'est-à-dire une fonction pragmatique (du grec pragmatikos, qui concerne l'action (pragma), ...»

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