Oodoc change de nom : découvrez tousLesDocs

X

Accéder à ce doc

Le sommaire
  ACCÉDER à ce doc

Introduction

I) Être républicain aujourd'hui c'est donc faire le constat d'une désillusion provoquée notamment par les contradictions républicaines

A. Tout républicain peut difficilement aujourd'hui ne pas avant tout constater que l'idée de l'exceptionnalité républicaine semble définitivement remise en cause
B. Mais le modèle a d'autant plus de mal aujourd'hui à faire sens pour tous qu'il faut admettre que le concept de République apparaît en réalité plus que jamais aujourd'hui très vague et assez mal défini

II) Être républicain aujourd'hui semble se caractériser par une prise de conscience que la République ne peut perdurer sans républicains et doit se moderniser pour rester un modèle pertinent

A. D'une part les républicains doivent encore clarifier l'aménagement de la démocratie et le rôle qu'aura l'Etat
B. Ensuite, dans une large mesure, la République est affaire de moeurs.

III) Les débats républicains encouragent de fait une adaptation fondée sur la libéralisation et une modernisation du concept

A. Les républicains français ont certes toujours eu tendance à penser que la République est l'achèvement d'un processus politique, parvenu à l'idéal
B. Cette crise a aussi logiquement une dimension interne car c'est l'identification à un modèle unique, indivisible, homogénéisant qui est de moins en moins permise
C. Fondamentalement, c'est donc la capacité des républicains à forger un compromis dans le présent qui est en jeu

Conclusion
Indications bibliographiques
ACCÉDER à ce doc  

Résumé du document
  ACCÉDER à ce doc

Comme l'indique l'étymologie du terme (res publica, la "chose publique"), la République est un régime politique où le pouvoir est accessible, partagé. En France notamment, l'histoire politique moderne fut ainsi marquée par le rôle du pouvoir royal, largement perçu comme tyrannique et contre lequel se dressent les citoyens républicains soucieux de liberté. Dans cette perspective, la République se définit avant tout par ses composantes, ces êtres qui choisissent de devenir des citoyens, c'est-à-dire d'exploiter leur raison pour que leur action individuelle, fondée sur l'intérêt commun, participe d'une société à laquelle tous se sentent appartenir.

Pour autant, ce modèle qui puise son aura dans l'Antiquité grecque et romaine apparaît aujourd'hui affaibli : non pas tant comme autrefois par la concurrence d'idéologies politiques antagonistes mais plutôt par une relative indifférence envers les affaires publiques et le sentiment d'une impuissance de la politique à agir sur la société. Les individus se sentent alors de moins en moins républicains, et le goût pour leur liberté individuelle s'exerce au détriment de l'intérêt pour la situation des autres (...)

Extraits

[...] Conclusion Être républicain aujourd'hui c'est donc, comme hier, se définir contre, pour paraphraser Régis Debray dans son récent Que vive la République. Cette définition par défaut résume assez bien la fascination et le succès de la république en dépit de ses contradictions et ses réalisations discutables : elle pense l'individu dans sa singularité indépassable pour l'intégrer ensuite dans une communauté politique de sens. Historiquement, la France a été et reste toujours à la pointe de ce combat non dénué d'ambiguïtés. [...]


[...] Ensuite, dans une large mesure, la République est affaire de mœurs. En effet, tant donne la logique participative du régime, la nécessité d’un intérêt collectif potentiel pour les affaires publiques est primordiale. Montesquieu soulignait dans le chapitre IV de ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence : La tyrannie d’un prince ne met pas un État plus près de sa mine, que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république Les Républicains, à l'image de Robespierre, étaient à cet égard soucieux de valoriser la loi en tant qu'expression de la souveraineté nationale. [...]


[...] La perspective aristotélicienne de politeia, de vraie constitution sera reprise par Rousseau qui affirme dans Du Contrat social : Pour être légitime, il ne faut pas que le gouvernement se confonde avec le Souverain, mais qu'il en soit le ministre : alors la monarchie elle-même est république L'attachement réel des Français à la république semble donc se confondre, dans les esprits comme dans les faits, avec l'attachement à la démocratie. Cette situation correspond sans doute à la non-réalisation d’un régime qui se voulait un modèle. Le bilan apparait donc mitige : définie par défaut, la république porte en elle les défauts que les républicains reconnaissent pour les avoir combattus : intérêts particuliers, mauvais partage du pouvoir, confusion sur les notions de liberté et d'égalité, faible signification de la fraternité. Les Republikaners allemands sont même par exemple un mouvement d'extrême-droite . [...]


[...] A. Les républicains français ont certes toujours eu tendance à penser que la république est l'achèvement d'un processus politique, parvenu à l'idéal. La République gaullienne a ainsi représenté aux yeux des Français, de plus en plus ralliés un régime moderne, qui s'inscrivait dans une vaste perspective historique : fidélité aux valeurs révolutionnaires, rôle régulateur de l'État soucieux de repartir les fruits économiques et sociaux de la croissance et de préparer l'avenir de la France, pour elle et pour le monde. [...]


[...] La prédominance manifeste de l'exécutif sur la loi en est un autre exemple. En fait, il 8 Dissertation de Culture générale : Être républicain aujourd’hui reste a trouver le compromis adapte pour concilier la souveraineté populaire, les droits inaliénables et sacres, et une bonne représentation nationale. On ne s'attardera pas sur la vertu mal partagée. Flaubert avait déjà ironiquement écrit dans son Dictionnaire des idées reçues : les républicains ne sont pas tous voleurs, mais les voleurs sont tous républicains Les affaires sont présentes bien entendu partout, que ce soit en France ou dans la république italienne qui a connu l'opération mains propres ou encore aux Etats-Unis dont l'attention parfois outrancière à l'honnêteté des responsables politiques provient directement de l'esprit républicain fondateur, vertueux et austère. [...]


[...] Les républicains se divisent en fait sur la question car cela oblige à distinguer entre les êtres, bafouant le principe d'égalité et de non-discrimination, même à des fins positives. C. Fondamentalement, c'est donc la capacité des républicains à forger un compromis dans le présent qui est en jeu. La diversité réelle de toutes les sociétés complexes d'aujourd'hui est un défi à la prétention unitaire. Si l'on considère la laïcité française, on voit qu'elle est toujours essentielle parce qu'elle affirme un espace public commun, une communauté de référence au-delà des croyances privées légitimes. [...]


[...] Cette crise a aussi logiquement une dimension interne car c'est l'identification à un modèle unique, indivisible, homogénéisant qui est de moins en moins permise. C. Fondamentalement, c'est donc la capacité des républicains à forger un compromis dans le présent qui est en jeu. Conclusion 2 Dissertation de Culture générale : Être républicain aujourd’hui Sujet Être républicain aujourd'hui Introduction Comme l'indique l'étymologie du terme (res publica, la chose publique la république est un régime politique où le pouvoir est accessible, partagé. [...]


[...] Dissertation de Culture générale : Être républicain aujourd’hui Être républicain aujourd’hui Introduction I. Être républicain aujourd'hui c'est donc faire le constat d'une désillusion provoquée notamment par les contradictions républicaines. A. Tout républicain peut difficilement aujourd'hui ne pas avant tout constater que l'idée de l'exceptionnalité républicaine semble définitivement remise en cause. B. Mais le modèle a d'autant plus de mal aujourd'hui à faire sens pour tous qu'il faut admettre que le concept de République apparaît en réalité plus que jamais aujourd'hui très vague et assez mal défini. [...]


[...] Pour certains républicains en effet, la République subit en fait une double menace externe : celle du libéralisme et la création contemporaine d'un nouvel espace public. Pour les républicains français notamment, l’un et l'autre de ces phénomènes remettent en cause la souveraineté traditionnelle de l'Etat qui perd sa capacité à agir et son territoire. La dénonciation de la mondialisation économique et du nouveau règne des technocrates de Bruxelles ne se confondent sans doute pas toujours : l'Europe petit dans certains cas faire contrepoids à l'hégémonie américaine à condition d'adopter le service public français ou de défendre l'exception culturelle C'est le territoire même de la République qui doit être réinventé Dissertation de Culture générale : Être républicain aujourd’hui B. [...]


[...] Être républicain aujourd'hui c'est donc faire le constat d'une désillusion provoquée notamment par les contradictions républicaines. A. Tout républicain peut difficilement aujourd'hui ne pas avant tout constater que l'idée de l'exceptionnalité républicaine semble définitivement remise en cause. Le constat est double : la transformation des idéologiques politiques et la critique objective des modèles. Tout d'abord, la disparition des clivages traditionnels entre les différents types d'organisation politique contribuent à affaiblir l'identification des individus à tel ou tel modèle. Or la République n'a jamais autant de signification pour les individus que quand elle consacre leur rôle dans tel ou tel régime. [...]

ACCÉDER à ce doc  

Informations sur le doc

Date de publication
25/02/2011
Langue
français
Format
pdf
Type
dissertation
Nombre de pages
10 pages
Niveau
grand public

Informations sur l'auteur Stéphane C. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Sciences Po
Note du document :
         
ACCÉDER à ce doc  

Meilleures ventes en philosophie

Derniers docs en philosophie

Modes opératoires avec analyse des risques (travaux publics et bâtiment)
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Étude de cas  |   fr  |   .pdf  |   64 pages   |   publié en 2012
L'inconscient est-il un destin ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   4 pages   |   publié en 2007
Résumé des cours de philosophie de Terminale
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Cours  |   fr  |   .doc  |   40 pages   |   publié en 2007
Peut-on connaître autrui ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   3 pages   |   publié en 2008
Y a-t-il trop de fonctionnaires en France ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   7 pages   |   publié en 2009
Virgile : fiche biographique
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   2 pages   |   publié en 2014
Tite-Live : fiche biographique
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   1 page   |   publié en 2014