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Le mot "nature" est un mot d'usage courant que tout le monde comprend mais qu'il est assez difficile d'expliquer. La nature, n'est-ce pas la campagne où l'on se promène ou encore les caractéristiques d'une chose ? Ne parle-t-on pas aussi de yaourts natures ? Le mot "nature" semble désigner ce qui nous entoure, une sorte d'organisation de forces qui nous échappent et nous dépassent et que nous sommes à priori incapables de définir exactement

Extraits

[...] Cette idée renvoie au stoïcisme, selon lequel il est nécessaire de penser en accord avec la nature. Ainsi, dans la métaphore de la charrette emportée par un mouvement irrésistible, les stoïciens distinguent deux chiens attachés à la charrette, celui qui tire sur sa laisse et l’autre qui se laisse aller. Ce dernier est, à leurs yeux, le plus libre, dans la mesure où il s’intègre au cours de la nature. Le métaphysicien conçoit donc la nature comme le fait de Dieu, autrement dit, chaque chose se définit en fonction de ce qu’est Dieu. [...]


[...] Mais alors, quelles sont les bases de l’entendement ? Ainsi, en considérant la loi de causalité - loi pure dont procède la nature comme nous l’avons supposé dans notre première partie - nous pouvons dire de cette loi qu’elle découle elle-même de la raison et qu’elle constitue donc, entre autres, le principe de nos raisonnements et donc, par conséquent, l’objet du savoir. L’ensemble des lois et faits qui constitue la nature dépend donc de la raison, seule capable de donner à ces phénomènes, c’est à dire à chaque chose qui existe dans son rapport à nous, une forme légale. [...]


[...] La philosophie pluraliste que Bergson incarne nous conduit à penser la nature comme pluralité et non comme unité. Ce dernier remet alors en cause la complexité que nous nous faisons, par représentation, de la nature qui est, selon lui, beaucoup plus simple. La complexité de la nature tiendrait de la décomposition qu’en ferait l’intelligence, et ce à travers l’emploi d’un certain langage que l’on pourrait qualifier de scientifique. Ainsi, nous avons vu comment la nature, dans la vision du savant, était un ensemble de causes et d’effets, gouverné par des lois, ces lois de la nature, découlant soit de l’expérience sensible, soit de l’intuition. [...]


[...] Il est possible, ici, de s’appuyer sur la philosophie leibnizienne, et plus précisément sur les paragraphes 61 à 67 de la Monadologie. Le philosophe parle alors de l’esprit en termes de machine, en affirmant qu’aucun système mécanique n’est à même de rendre compte des moindres pensées comme la perception ou la sensation. Dans la continuité de notre raisonnement, il apparaît alors possible de différencier les machines naturelles des machines artificielles. On considère ainsi, d’une part, les machines dites naturelles composées de pièces - de parties - assemblées, chacune considérées séparément, et c’est dans cette mesure qu’elle ne peuvent rivaliser avec les machines naturelles. [...]


[...] Les première sociétés humaines sont donc le fruit de la nature. On peut alors s’interroger sur la cause fondamentale qui a fait passer l’homme d’un état d’indépendance à un état social puisque dans sa conclusion Rousseau oppose le bonheur innocent de l’homme sauvage à l’enfer de la société. En effet, il semble que l’homme ait été conduit, de façon presque inévitable, à perfectionner ses talents pour se défendre contre les dangers d’une nature de plus en plus hostile. La nature définit donc, d’après Rousseau, l’homme en tant qu’il n’a pas été acculturer, autrement dit dans la figure de l’homme sauvage en opposition à celle de l’homme social. [...]


[...] La nature apparaît donc comme un ensemble de lois et de faits - un ensemble de phénomènes - dont nous avons définit l’unité à partir de la loi de causalité et la forme légale à partir de l’entendement. Mais, si cette définition satisfait l’œil du scientifique, il convient d’analyser l’approche métaphysique de la nature. La métaphysique correspond à ce qui est au-delà de la physique. Nous avons vu comment la nature pouvait être liée aux phénomènes, et ce, du point de vue de la connaissance. On parle donc, d’une part, de nature phénoménale, à savoir tout ce qui entre dans le domaine de l’expérience, ce qui est construit dans le temps et l’espace. [...]


[...] Mais le geste de la nature était-il vraiment à l’image de l’étourderie d’Épiméthée ? La conduite de l’homme ne semble pas avoir été prédéterminée mais au contraire, ce serait à l’homme lui-même de donner un sens à son existence. La nature apparaît alors comme celle qui a laissé à l’homme la liberté de se faire lui-même. Ce concept nous conduit à définir la nature comme une providence qui prépare l’homme à la liberté et c’est en cela que nous pouvons ici faire référence aux Sophistes et plus particulièrement à l’un d’entre eux, Protagoras, qui affirme que “l’homme est la mesure de toute chose”. [...]


[...] Tout d’abord, la nature se définit dans son rapport à l’art. Il convient ici de s’interroger sur la distinction faite habituellement entre le “naturel” et l’artificiel”. En effet, d’après l’étymologie, nature vient du grec phusis qui signifiait l’étude de la nature. Les Grecs entendaient par là, un processus de production et de transformation qui a son rythme propre, et qu’il faut savoir respecter, observer. Sous ce modèle, l’”histoire naturelle” répond ainsi à la question de quoi le monde est fait. [...]


[...] Ainsi, la nature se définit dans sa simplicité. L’approche de l’homme ordinaire nous a permis de voir la nature comme une force hostile, mais aussi comme celle qui conduit l’homme à s’émanciper par lui-même, ce qui rejoint la théorie de Bergson, selon laquelle la vie, pour se produire, a besoin de se créer un pôle de résistance, un obstacle, et ce, à travers la matière. Bergson oppose ainsi à l’idée d’un Dieu qui crée la nature, celle de la nature qui s’engendre elle-même. [...]


[...] Cependant, selon Rousseau, l’homme possède certaines dispositions fondamentales naturelles parmi lesquelles la pitié, l’amour de soi, la liberté ou encore la perfectibilité. Ainsi, l’homme est, par nature, destiné à perfectionner ses dispositions et ses talents fondamentaux. Le passage de l’état de nature à celui d’état civil se caractérise donc chez Rousseau par le fait que l’homme, à l’origine solitaire, soit amené, par le biais de sa nature perfectible, à étendre son champ d’action et ainsi, à s’associer à d’autres hommes. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
23/07/2006
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
7 pages
Niveau
grand public
Consulté
7 fois

Informations sur l'auteur Alaric A. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Ecole, université
PARIS -...
Note du document :
         
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