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Le sommaire
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Conscience et Inconscient

I) Le primat de la conscience dans la philosophie moderne : le dualisme cartésien

A. Situation philosophico-scientifique au XVIIe siècle : la fin du "Monde"
B. Descartes : une philosophie pour temps d'incertitude
1. Eléments biographiques
2. Du doute au "cogito"
3. Le dualisme du corps et de l'âme

II) Descartes : une philosophie pour temps d'incertitude

La Matière et l'Esprit

I) Définitions

II) Le problème posé par le dualisme âme/corps

A. Comment âme et corps peuvent-ils interagir ?
B. Tentatives de solutions

III) La "solution" du monisme matérialiste

A. L'"homme-machine"
B. La pensée : une simple "sécrétion du cerveau"
C. Les sciences cognitives
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Résumé du document
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Lorsque quelqu'un dit avoir eu conscience de ses actes, cela signifie qu'il déclare s'être rendu compte de ce qu'il faisait. A l'inverse, agir inconsciemment, c'est agir machinalement, sans réfléchir, sans faire attention. La conscience, comme son étymologie l'indique d'ailleurs ("science"), consiste donc en un certain savoir.
On distingue d'habitude la conscience psychologique (dont le contenu porte sur des faits : ce qui a été, est, sera) et la conscience morale (dont le contenu porte sur des jugements de valeur : ce qui doit être, bien ou mal, juste ou injuste). Mais les deux consciences sont liées : seul un être possédant la conscience psychologique peut accéder aux jugements de la conscience morale ()

Extraits

[...] En 1641 paraissent en latin les Méditations métaphysiques. Ce chef-d'oeuvre prétend montrer, en six longues méditations, qui correspondent chacune à une journée, comment refonder sur des bases indubitables la Science. En 1644, il publie une sorte de manuel récapitulant sa pensée et destiné aux professeurs, les Principes de philosophie. Etabli, pour assurer sa tranquillité, dans les Provinces Unies (actuels Pays-Bas), depuis 1628, devenu célèbre dans toute l'Europe, il est réclamé à la cour de Suède par la reine Christine. Avec beaucoup de réticence, il se résout à s'embarquer pour Stockholm en octobre 1649. [...]


[...] C’est le philosophe et linguiste britannique J.-L. Austin (1912-1960) qui a forgé le concept de “performatif” (de l’anglais perform” = “accomplir”, pour désigner un certain type d’énoncés, généralement émis à la première personne du singulier, où le locuteur accomplit un acte en le disant : te félicite”, le te le promets”, te parie”, te prie de m’excuser”, déclare la séance ouverte”, etc. Ces énoncés doivent être bien distingués des “constatifs”, qui se contentent de constater, d'imaginer, d'anticiper une réalité extérieure à celui qui parle pleut”, Terre est ronde”, Dieu existe je viendrai demain etc.). [...]


[...] Mais la sophistication des automates imitant des corps vivants était parvenue à un tel degré de perfection qu’on avait l’impression qu’ils possédaient leur propre mouvement! Descartes cite souvent avec admiration des automates à ressort ou hydrauliques : montres, horloges, fontaines, orgues etc. Mais jamais Descartes n'assimile purement et simplement le corps vivant à une machine. Il prétend seulement faire une comparaison didactique qui permet de rendre compte des mouvements d'un vivant sans avoir recours à la notion de finalité. Automates, horloges, machines hydrauliques servent à illustrer la nouvelle physiologie mécaniste. [...]


[...] Les plus célèbres sont celles de Malebranche et de Leibniz. Pour Malebranche, comme il ne peut pas y avoir d’action de l’âme sur le corps ou du corps sur l’âme, il faut supposer que Dieu, dans sa toute- puissance, décide, à chaque instant, de faire correspondre chaque état d’âme avec chaque mouvement du corps. On appelle cette étrange doctrine l’ “Occasionnalisme”. Pour Leibniz, il faut supposer une “harmonie préétablie” par Dieu qui programme chaque âme et chaque corps afin de les faire se correspondre, un peu comme des horloges parfaitement réglées indiquant toujours la même heure. [...]


[...] C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent (IIème Méditation). Le corps vivant comme machine : mécanisme contre finalisme Descartes cherche à remplacer la physique finaliste d’Aristote (reprise par la Scolastique), selon laquelle tout être naturel trouve sa raison d’être par sa fin sa finalité, ce vers quoi il tend, ce qu’il tend à réaliser). Or les êtres vivants semblent parfaitement correspondre à cette doctrine : la finalité de l’œil n’est-elle pas de voir; celle de l’estomac de digérer, des poumons d’apporter de l’oxygène à l’organisme, du cœur de faire circuler le sang, etc.? [...]


[...] Pourquoi donc les hommes, ces “machines perpendiculairement rempantes” feraient-ils exception? D’où le titre de son plus célèbre livre, qui fit scandale : L’Homme-machine. La pensée : une simple “sécrétion du cerveau”! En 1802, le médecin français G. Cabanis (1757-1808) écrit un ouvrage consacré aux relations entre les phénomènes mentaux et les phénomènes corporels. On y trouve cette formule qui restera célèbre : cerveau sécrète la pensée comme le foie la bile”. Autrement dit : le cerveau serait un organe ayant pour fonction de “fabriquer” des pensées. [...]


[...] Je crois la pensée si peu incompatible avec la matière organisée qu’elle semble en être une propriété.” La Mettrie, L’Homme-machine (1748) Médecin de formation, Julien de La Mettrie se range résolument du côté des matérialistes (tout doit pouvoir trouver son explication dans la matière et ses changements), ce qui n’est pas, à cette époque, sans un certain courage. La plupart des penseurs sont alors déistes (Voltaire, Rousseau) ou panthéistes (Diderot). De la pratique médicale (la chirurgie sur les champs de bataille), il retient qu’il n’y a de science que de la Nature et de ses lois. Il rejette donc comme non scientifique, et donc illusoire, la dualité entre l’âme et le corps. La “pensée” doit pouvoir se réduire à la matière. n’est qu’un mot pour désigner le mécanisme qui pense en nous. [...]


[...] Sa précocité intellectuelle étonne ses maîtres. Pourtant, il écrira au début du Discours de la méthode combien l'enseignement suivi l'a déçu : dans la pure tradition scolastique, ce n'est qu'un empilement de savoirs, fondés sur l'argument d'autorité, qui n'aboutissent à aucune certitude. Cela donne l'impression d'un magnifique palais . construit sur du sable! Seules les mathématiques trouvent grâce à ses yeux parce qu'elles réussissent à démontrer ce qu'elles affirment. Mais elles ne sont qu'une exception. Personne n'a encore essayé d'appliquer leur méthode à d'autres domaines. [...]


[...] Il y a un dualisme cartésien qui distingue totalement esprit et matière. L’âme comme “conscience” ou l’ ne ferait qu’un avec ce que l’on appelle aujourd’hui la “conscience”, c’est-à-dire l’activité réflexive dans laquelle un sujet, faisant retour sur lui-même, se montre attentif à ses représentations (pensées, sentiments, souvenirs, volontés, etc.) en tant qu’elles sont siennes et au moment précis où elles se présentent à son esprit. La pensée est un acte subjectif, c’est-à-dire l’acte d’un sujet. Avant même de savoir si ce qui est pensé est vrai, il faut affirmer le fait que quelque chose est pensé par un sujet qui se sait en train de penser. [...]


[...] Jamais personne ne pourra dire “j’existe” à ma place! Mais il ne s’agit pas, pourtant, d’une opinion purement subjective. Chacun fait la même expérience que moi. Le du ne désigne pas simplement mon petit avec ses particularités (psychologiques, intellectuelles, sociales, etc.). C’est le que tout sujet humain assume dès lors qu’il se met à penser ou à parler. Comme le notera plus tard Kant (1724-1804) : pensée que je ne suis pas ne peut absolument pas exister, car si je ne suis pas, je ne peux pas non plus être conscient que je ne suis pas ( . [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
18/05/2009
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
11 pages
Niveau
grand public
Consulté
2 fois

Informations sur l'auteur Pierrick C. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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