Oodoc change de nom : découvrez tousLesDocs

X

Accéder à ce doc

Le sommaire
  ACCÉDER à ce doc

I) L'extrait étudié
II) Mettre en relief l'enjeu et le cheminement du texte
III) Repérer et préciser les distinctions conceptuelles à l'oeuvre
IV) Formuler des questions en liaison avec le texte, et par leur analyse rédigée, montrer leur caractère problématique
ACCÉDER à ce doc  

Résumé du document
  ACCÉDER à ce doc

- Mettre en relief l'enjeu et le cheminement du texte

Selon François Jacob, la croyance en général est un gouffre dangereux dans lequel nous nous enfonçons. Dans l'obscurité de ce dernier nous nous égarons et, en pensant voir enfin la lumière, nous refusons l'idée d'un chemin différent ou pire, l'idée de nous être perdus. Nous sommes donc sources de destructions à cause de nos croyances, qui relèvent d'une vérité subjective que nous tentons de faire passer pour absolue. Il oppose par conséquent tout danger à celui du sophisme, rien n'est aussi dangereux que de se penser source d'une vérité unique et absolue relative à tout Homme. Il appuie cette idée en utilisant une litote et en souhaitant commencer sa phrase deux fois de suite par le néant, il englobe en fait tout : toutes les destructions qui se sont déroulées jusqu'à présent et qui se passeront dans le futur sont dues à nos croyances, à l'idée irréversible que nous nous faisons du bien, du mal, du vrai, du faux

Dans un premier moment, François Jacob justifie sa thèse par deux constatations qu'il nous fait passer pour vérités générales. Ainsi, « tous les crimes de l'Histoire » sont le résultat de nos fausses croyances. En pensant dire vrai dans chacun des camps qui s'opposent, les belligérants réfutent l'idée de la vérité dans le camp adverse. Nous pourrons donc parler des guerres de religion ou bien même d'une querelle entre voisins ()

Extraits

[...] Si on en juge par l’extrait du livre de François Jacob, Le jeu des possibles, les croyances révèlent entre les hommes des tensions révélatrices de désastres. En revanche, il ne parle pas des Hommes ayant les mêmes croyances. En effet, si dans une Eglise, les catholiques partagent la même foi et les mêmes croyances, alors la certitude d’avoir raison pour chacun d’entre eux est un point positif. En revanche, celui qui n’est pas sur, celui qui doute est poussé à croire comme les autres, il s’agit alors de la convaincre. [...]


[...] Enfin, l’auteur se positionne au cœur du monde contraire à sa thèse. En parlant de chacun il s’implique dans cette période qu’il critique. Il nous remet en cause puisqu’il suppose que nous devrions savoir que le monde n’est pas entièrement explicable, que les voix du ciel, ou de quoi que ce soit, sont impénétrables et se doivent de le rester. Il méprise l’idée de chercher à tout expliquer et encore plus celle de penser avoir tout expliqué. Si aujourd’hui encore il nous arrive de mépriser les scientifiques, ou peut être d’en avoir peur car eux seuls sont capables d’expliquer sans qu’on ne puisse douter, pour François Jacob, il est clair que ceux si nous ont ouvert des portes en en fermant certaines. [...]


[...] Rien n’est fondé mais tout le semble grâce aux arguments parfois spécieux de l’orateur. L’auteur met sur le même plan tous les massacres sans aucune exception. Il ne différencie donc personne : en prônant la vérité de chacun au nom de ses croyances religieuses, de sa politique il ne permet donc aucune singularité. Dans ces deux constatations, il ne fait donc en aucun cas allusion aux personnes n’ayant pas la foi : les athées, ou bien par exemple aux personnes qui ne votent pas, qui ne croient pas forcement en une politique différente ou potentiellement meilleure, mais qui ont décidé de ne pas croire. [...]


[...] La science rassure l’être humain, elle est synonyme de vérité. C’est ainsi que nous nous servons des mathématiques dans des publicités ou encore que nous avons pensé que les épinards étaient riches en fer. Nous essayons donc consciemment ou non de rapprocher la science à notre cause En troisième lieu, François Jacob conclu l’exemple illustrant sa thèse en rééditant cette dernière. Après avoir prouvé l’objectivité de la science et de ses représentants, il se permet donc de les opposer à nos fausses croyances dont nous sommes fortement convaincus. [...]


[...] La subjectivité est aussi l'ensemble des caractéristiques d'une conscience individuelle, ce qui ne correspond pas à une réalité ou à un objet extérieur. François Jacob se pose la question suivante : l’ objectivité [ peut- être [convient-elle] mieux que [ ] la subjectivité pour traiter certaines affaires humaines ? Il constate en effet que la science, aussi objective qu’elle est, n’a aucune destruction contrairement au sujet et sa conscience. - Formuler des questions en liaison avec le texte, et, par leur analyse rédigée, montrer leur caractère problématique. [...]


[...] Rien ne cause autant de destruction que l’obsession dune vérité considérée comme absolue. Tous les crimes de l’histoire sont des conséquences de quelque fanatisme. Tous les massacres ont été accomplis par vertu, au nom de la religion vraie, du nationalisme légitime, de la politique idoine, de l’idéologie juste ; bref au nom du combat contre Satan. Cette froideur et cette objectivité qu’on reproche si souvent aux scientifiques, peut-être conviennent-elles mieux que la fièvre et la subjectivité pour traiter certaines affaires humaines. [...]

ACCÉDER à ce doc  

Informations sur le doc

Date de publication
16/01/2012
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Consulté
4 fois

Informations sur l'auteur Anne Sophie W. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
ACCÉDER à ce doc  
François Jacob, "Le jeu des possibles", extrait : commentaire de texte

«- Mettre en relief l'enjeu et le cheminement du texteSelon François Jacob, la croyance en général est un gouffre dangereux dans lequel nous nous enfonçons. Dans l'obscurité de ce dernier nous nous &eacut...»

Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   4 pages  |   publié en 2012
Marivaux, "Le Paysan parvenu", Extrait : commentaire

«Le Paysan parvenu est considéré comme un roman d'apprentissage. Dans ce but, il narre l'ascension sociale d'un fils de paysan du nom de Jacob qui vint à Paris pour y trouver le succès. Notre étude portera s...»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   4 pages  |   publié en 2012
Commentaires des gravures de Laurent Cars d'après Boucher, Edition des "Comédies" de Molière (1734)

«Les 32 frontispices, gravures à l'eau forte des Comédies de Molière, éditées en 1734 sont considérées aujourd'hui comme un des chefs-d'oeuvre du peintre François Boucher et du graveur L...»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .pdf  |   8 pages  |   publié en 2011
Guillaume Apollinaire, "Calligrammes", "La Colombe poignardée et le jet d'eau" : commentaire

«Ce poème est un calligramme d'Apollinaire, écrit sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Le sous-titre du recueil Calligrammes est d'ailleurs « Poèmes de la paix et de la guerre ». Ami des pe...»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   3 pages  |   publié en 2009
Mémoire : L'image dans les poèmes en prose de Reverdy

«Mémoire de Master 1 sur le thème : L'image dans les poèmes en prose de Reverdy. L'étude a pour objet les pratiques de l'image qu'a Reverdy dans ses poèmes en prose, confrontées dans la mesure du possible avec ses définitions théoriques, dans le but d...»

Littérature et Arts   |  Littérature  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   91 pages  |   publié en 2007

Meilleures ventes en philosophie

Derniers docs en philosophie

Méthodologie de l'étude de dossier du concours d'HEC/ESCP
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .pdf  |   13 pages  |   publié en 2009
Suis-je libre de penser ce que je veux ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   5 pages  |   publié en 2006
Doit-on toujours dire la vérité ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   3 pages  |   publié en 2009
Bilan de formation BAFD (Brevet d'aptitude aux fonctions de directeurs)
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .pdf  |   13 pages  |   publié en 2009
Pourquoi supposer l'âme comme distincte du corps ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .pdf  |   7 pages  |   publié en 2014
Faut-il chercher à tout démontrer ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .pdf  |   6 pages  |   publié en 2014
Un homme paisible - Henri Michaux
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   4 pages  |   publié en 2014
L'opinion est-elle aussi une connaissance ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   2 pages  |   publié en 2014
Est-il possible de se mentir à soi-même ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   2 pages  |   publié en 2014