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Le sommaire
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Introduction

I) La causalité à un niveau particulier (événements)
II) La causalité à un niveau général (propriétés et lois)

Conclusion
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Résumé du document
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Nous partirons ici du constat que « sans une réflexion préalable sur le type d'analyse qu'il s'agit de construire, il ne peut pas y avoir d'entente sur les critères qu'on utilisera pour juger du succès ou de l'échec d'une analyse donnée de la causalité. » Quel type d'analyse visons-nous à construire ici ? Nous voudrions construire une analyse conceptuelle en essayant de stipuler « les conditions de vérité de cas non contreversés d'énoncés causaux singuliers » Selon quelle démarche construire cette analyse des vérificateurs conceptuels (et non ontologiques), des « conditions de vérité » d'un jugement causal spontané ? (...)

Extraits

[...] La valeur de ces facteurs est déterminée par les lois de notre monde connu, lequel pourrait n’être qu’un système parmi d’autres.9 Prenons un exemple paradigmatique : celui du choc d’une boule en mouvement A sur une boule à l’arrêt laquelle entre alors en mouvement. Quels sont les composants épistémiques du jugement causal le mouvement de A cause le mouvement de B ? Ces composants sont un ensemble de facteurs invariants. Sans choc, il n’y aurait pas eu de mouvement de de même si la première boule n’avait pas bougé dans une direction qui lui permette de percuter la seconde : pas de mouvement de B sans choc entre A et et pas de choc sans orientation adéquate du mouvement de A. [...]


[...] Tasio Retortillo, M1 de philosophie, Université Pierre-Mendès France, 2008. [...]


[...] Cet ensemble comporte les invariances quantitatives et les invariances qualitatives ou logiques. Le second ensemble est celui des facteurs contextuels ou fluctuants : les étapes historiques ainsi que les contingences physiques (excès de force, déviations fortuites du mouvement, etc.). Les facteurs contextuels peuvent s’avérer plus pertinents que les facteurs invariants dans le cadre de la narration des événements qui constituent les termes du jugement causal, donc dans le cadre de la narration de l’événement causal lui-même, et non plus dans le cadre de son explication. [...]


[...] Nous proposons que ce sont les événements ainsi définis6 qui constituent les termes de tout jugement causal unanimement reconnu. Dans le cas du bris de cette vitre par le lancer de cette pierre, plutôt que de chercher à savoir si ce sont le lancer et le bris, ou alors la pierre et la vitre, qui sont les termes du jugement causal, nous résoudrons simplement le problème en le supprimant : c’est bel et bien le lancer de cette pierre qui est la cause du bris de cette vitre. [...]


[...] L’analyse génétique ou historique d’événements causaux individuels est, d’autant que nous le sachions, hors de portée de l’expression nomologique. Aucune loi logique ou physique ne permet de déduire a priori quelle est la série causale singulière d‘événements particuliers et datés, depuis l’origine (hypothétique) des temps, qui mène jusqu’à l’événement considéré. Il faut découvrir les étapes concrètes de la succession par le biais d’une enquête, et cette enquête ne semble humainement pas pouvoir remonter au-delà d’un certain point tributaire des moyens matériels disponibles pour la mener à bien. [...]


[...] De la même façon, si une personne lance une pierre sur une vitre qui se brise ensuite, le bris n’est causé ni par la personne, ni par la distance qui sépare la fragilité de la vitre de la solidité de la pierre, mais par l’événement de lancer une pierre sur une vitre. Ce raisonnement conduit Keil à affirmer que les objets participent des causes car c’est à eux qu' arrivent les changements en question, mais leur rôle dans la causalité arrête là. [...]


[...] Il en résulte que les termes des jugements causaux ne sont pas des événements mais des types d’événement. Or, les types d’événements ne peuvent pas être les seuls composants épistémiques d’un jugement causal, car sinon - dans la mesure où les types d’événements sont des généralisations qualitatives ou logiques5 il n’existerait pas de composants empiriques de la connaissance, toute la science se ferait par déductions a priori sur le sens des types d’événements linguistiques. La première conclusion que nous pouvons tirer des remarques précédentes est que la seule façon de ne pas trahir, dans nos tentatives d’explicitation, notre pratique des jugements causaux est de prendre également en compte les substances et le type d’événement par lequel elles entrent en interaction. [...]


[...] Les seconds fluctuent en fonction de la situation, au sein du système, de l’événement considéré. Les conditions de vérification de validité d’un jugement causal résident donc dans cette double articulation : pour être intuitivement valide, un jugement causal doit contenir une ou plusieurs références implicites à au moins un facteur de chaque catégorie. Par exemple, le jugement la neige fond à cause de la chaleur doit, pour être valide, comporter une référence à la situation spatio-temporelle concrète, à cette neige et cette chaleur, ainsi qu’à certaines (au moins une) lois et propriétés invariantes de notre monde qui justifient la relation causale, sans quoi nous ne pourrions sortir de la thèse selon laquelle nous portons un tel jugement car nous sommes conditionnés à le faire. [...]


[...] Une seconde erreur de Keil, à notre sens, est de confondre l’événement avec le type d’événement. Il n’arrive jamais deux lancer de pierre identiques. De façon plus générale, on peut, sans craindre d’heurter l’intuition commune, postuler qu’il n’arrive jamais dans le monde deux événements identiques. Or, si les termes événementiels d’un jugement causal sont identiques à ses composants épistémiques, il résulte de ce que nous venons de dire qu’il n’est possible de connaître la causalité dans des cas particulier et individuels. [...]


[...] C’est cette conclusion, et non le raisonnement lui-même, qui nous parait totalement contre-intuitive. En effet, il semble intuitivement indéniable que les substances - ou, au moins, certaines de leurs propriétés - jouent un rôle aussi important que l’événement qui les met en interaction. Dans notre premier exemple, si le tireur avait beaucoup moins aguerri, si ses intentions de tuer avaient été plus mitigées ou encore si la cible était plus mince, alors le coup de feu n’aurait peutêtre pas déclenché la mort. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
21/07/2009
Langue
français
Format
pdf
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
1 fois

Informations sur l'auteur Tasio R. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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Analyse du concept commun de causalité

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