Oodoc change de nom : découvrez tousLesDocs

X

Accéder à ce doc

Le sommaire
  ACCÉDER à ce doc

Introduction

I) La souffrance n'est-elle pas plutôt à rejeter ?

A. La souffrance physique
B. La souffrance morale

II) Culpabilité de la souffrance

A. La souffrance comme conséquence d'un acte : sens empirique et finitude
B. La foi donnait un sens à la souffrance insensée, aujourd'hui la souffrance est néfaste

III) La souffrance se doit d'avoir un sens

A. Elle précède et succède au contentement, au bonheur : contraste avec la non-souffrance
B. Utilité de la souffrance
C. Donner un sens, un but à l'histoire pour la faire avancer

Conclusion
ACCÉDER à ce doc  

Résumé du document
  ACCÉDER à ce doc

"Ce n'est pas la souffrance de l'enfant qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée. La souffrance use l'espoir et la foi." ; extrait de Camus, L'homme révolté. L'espoir, la foi, donnent un sens à l'incompréhensible de la vie humaine sur Terre. Ils permettent peut-être de supporter les douleurs du corps comme les frustrations, les peines de l'âme ou les simples incompréhensions.
Mais peuvent-ils justifier l'existence de ces souffrances ? La raison elle-même peut-elle expliquer ou apporter un sens à la souffrance ? (...)

Extraits

[...] De plus comme le mettra en avant Freud dans Malaise dans la civilisation il n’est point entré dans l’ordre de la Création que l’homme soit heureux Si l’homme souffre parfois et que c’est dans sa nature, la souffrance a peut-être un sens. Culpabilité de la souffrance. Conséquence de nos actes ? A. La souffrance comme conséquence d’un acte : sens empirique et finitude La douleur physique, c’est d’abord un message nerveux a. Enfance : apprentissage du monde, de la fragilité du corps On entre dans le monde en prenant contact avec lui : le toucher du feu brûle et signale à l’enfant que cela est dangereux pour lui : c’est la douleur. [...]


[...] Avec ces éclairages on peut donc se demander s’il faut donner un sens à la souffrance. On essaiera de voir en quoi la souffrance est un mal qu’il convient d’éviter, et quel sens elle prend alors. On sait néanmoins qu’elle peut être expliquée, justifiée, mais aujourd’hui, n’est-elle pas niée ? A partir de là, comment fait-elle sens et pourquoi faut-il lui en donner ? La souffrance n’est-elle pas plutôt à rejeter ? A. La souffrance physique, morale. Conséquence de la fortune ? [...]


[...] Une souffrance qui a d’ailleurs peut être évité le déchirement des nations lors de la crise des missiles de Cuba trente ans plus tard. Là il s’agit bien évidemment d’une conséquence non recherché de cette souffrance provoquée. En réalité la souffrance qu’elle soit conséquence d’actes, de la fortune, qu’elle soit recherché ou acceptée, se doit d’avoir un sens et en trouvera d’ailleurs toujours un dans l’imaginaire ou l’histoire collective. Si elle est partie intégrante de la vie, alors elle doit faire sens, par la foi ou la raison. Il faut donner un sens à la souffrance. N’est-ce pas déjà le cas ? [...]


[...] C’est pour Epicure, le meilleur moyen de ne pas connaître la souffrance. Celui qui se laisse aller à l’excès connaîtra la souffrance empêchant le bonheur. Dans son tetrapharmakos Epicure explique qu’il est inutile de craindre la mort qui ne fait que nous procurer une souffrance psychique car de toute façon, quand nous sommes là, elle n’est pas et quand elle est là nous ne sommes plus. Il ajoute que le bonheur est à la portée de tous si nous savons limiter nos désirs. [...]


[...] D’abord, le caractère antinomique de la souffrance et du bonheur est remis en cause par Freud. Il explique que Toute persistance d’une situation qui fait désirer le principe de plaisir n’engendre qu’un bien-être assez tiède ; nous sommes ainsi faits que seul le contraste est capable de nous dispenser une jouissance intense, alors que l’état en lui-même ne nous en procure que très peu. La souffrance permet donc de mieux apprécier les moments de bonheur. Elle peut donc être considérer comme une condition du bonheur. [...]


[...] La doctrine stoïcienne vise également l’ataraxie. Elle trouve dans les passions la source des troubles de l’âme. Ce qui nous fait souffrir pour les stoïciens c’est le désaccord entre nous et nous même. Toute passion met l’âme en contradiction avec elle-même. La passion a d’une part un caractère automatique puisque nous sommes passifs par rapport à elle mais elle est aussi démesurée. Elle nous assujettit et nous devons par la pensée, réussir à dépasser ce phénomène biologique. Le stoïcisme semble donc prétendre que la souffrance n’existe pas, que si nous la ressentons c’est que nous sommes trop faibles, que nous ne sommes pas assez forts pour supporter et nous abstenir. [...]


[...] C’est là le sens empirique de la souffrance, elle est un message, elle fait sens. b. La souffrance psychologique est-elle uniquement le fruit d’un acte ? On peut quand même se poser la question : la souffrance peu-elle être la réponse de l’environnement, du corps, ou encore d’autrui à l’individu qui aurait mal agit ? Il ne semble pas qu’elle soit une pure réponse comme l’influx nerveux de la douleur signale une erreur de comportement. La souffrance n’est pas associée uniquement à celui qui la subit. [...]


[...] Elle peut par exemple être un poids sur la conscience. C’est pourquoi elle semble plutôt néfaste, une faiblesse. Par exemple, quelqu’un qui souffre est-il en pleine capacité de jugement ? La vengeance peut répondre à une souffrance en lieu et place d’un jugement qui tend vers l’objectif. Et pourtant la souffrance n’est pas volontaire, ses effets ne sauraient être sanctionnés ! Elle est plutôt le produit de la fortune : je peux souffrir d’un manque, de la perte d’un proche, ou d’une amitié. [...]


[...] On nie la souffrance Si on cache la mort dans les hôpitaux et les cliniques, comme nous le montre Philippe Aries (dans son livre), on cache aussi les souffrances du quotidien qui pourtant ne semble pas être des motifs de malaise. La souffrance au travail par exemple est niée, et on voit qu’elle provoque de terribles malaises : on parle de déprime pour minimiser la gravité du nombre très important des dépressions dû au stress au travail. La souffrance devient absurde : on dit tu te fais du mal pour rien en fait on cherche l’utilité maximum qui n’apparait pas compatibles avec la déviance que constitue la souffrance. Mais ne faudrait-il pas redonner un sens à la souffrance ? [...]


[...] il semble qu’il y ait une perte totale du sens de la souffrance. Exactions nazis Perte de la foi, absurde total b. A quoi servirait-il de lui donner un sens à la souffrance alors qu’elle semble des plus absurdes ? Pour comprendre et avancer Donner un sens à la souffrance en en parlant (films documentaires, éducation en histoire ) Donner un sens en la condamnant (Tribunal de Nuremberg) 2. L’humanisme métaphysique ; la maladie, la douleur et la mort cachés. a. Ne plus souffrir de rien. [...]

ACCÉDER à ce doc  

Informations sur le doc

Date de publication
17/03/2010
Langue
français
Format
pdf
Type
dissertation
Nombre de pages
6 pages
Niveau
grand public
Consulté
3 fois

Informations sur l'auteur Cloé L. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
ACCÉDER à ce doc  
Sens et non sens du travail chez les salariés en contrat d'avenir : quelles représentations et quel rapport à l'activité de travail ?

«Près de 1 million de Français profitent aujourd'hui de contrats aidés destinés à des populations « éloignées » du marché du travail : RMISTES et autres bénéficiaires d...»

Économie et Social   |  Psychologie  |   Cours  |   fr  |   .doc  |   9 pages   |   publié en 2010
Sens et absurdité dans la société contemporaine

«Cet état de fait est le résultat d'un processus historique qu'on peut qualifier d'évolution s'il nous réjouit ou de décadence si on le déplore. La première grande étape d'un tel processus a lieu...»

Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   17 pages   |   publié en 2008
Faut-il croire que l'Histoire a un sens ?

«Dissertation de Philosophie ayant pour sujet : "Faut-il croire que l'Histoire a un sens ?". Présence d'une biographie et d'une bibliographie de tous les philosophes cités (Kant, Hegel...)....»

Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   4 pages   |   publié en 2008
Faut-il donner un sens à la souffrance ?

«"Ce n'est pas la souffrance de l'enfant qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée. La souffrance use l'espoir et la foi." ; extrait de Camus, L'homme révolté. L...»

Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .pdf  |   6 pages   |   publié en 2010
L'éducateur spécialisé face à la souffrance psychique des personnes sans domicile stable

«A partir de diverses expériences d'accompagnement social menées auprès de personnes en situation d'exclusion sociale, il apparaît une réalité commune à toutes les structures d'accueil à savoir qu...»

Économie et Social   |  Sociologie  |   Mémoire  |   fr  |   .doc  |   65 pages   |   publié en 2011

Meilleures ventes en philosophie

Derniers docs en philosophie

Modes opératoires avec analyse des risques (travaux publics et bâtiment)
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Étude de cas  |   fr  |   .pdf  |   64 pages   |   publié en 2012
L'inconscient est-il un destin ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   4 pages   |   publié en 2007
Rousseau : "Discours sur les sciences et les arts"
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Commentaire de texte  |   fr  |   .doc  |   13 pages   |   publié en 2007
Résumé des cours de philosophie de Terminale
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Cours  |   fr  |   .doc  |   40 pages   |   publié en 2007
Peut-on connaître autrui ?
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Dissertation  |   fr  |   .doc  |   3 pages   |   publié en 2008
Virgile : fiche biographique
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   2 pages   |   publié en 2014
Tite-Live : fiche biographique
Littérature et Arts   |  Philosophie  |   Fiche  |   fr  |   .doc  |   1 page   |   publié en 2014