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Le sommaire
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II) L'accroissement du sentiment de puissance par le providentialisme romantique

A. La divinisation de la guerre vue comme l'instrument d'un sens de l'histoire
B. Les guerres modernes justifiées comme guerres idéologiques

Conclusion
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Résumé du document
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Exposé ayanr pour sujet : "Quelles sont les raisons qui poussent le combattant à se battre ?". Les véritables protagonistes du combat ne sont pas des États ni même des individus mais des volontés et des convictions, des croyances et des désirs qui rassemblent ces hommes et les mobilisent. Gaston Bouthoul, sociologue, distingue des motifs d'adhésion à l'engagement militaire, il cherche à montrer l'influence de ce qu'il appelle le « providentialisme romantique » moderne dans l'apparition et la mise en place d'un nouveau type de fanatisme guerrier.

Extraits

[...] Le gouvernement central conserve une existence précaire et parfois fictive jusqu’en 1927. Le volontaire est qualifié de cas plus complexe En effet contrairement aux deux cas précédents le volontaire décide sans aucune contrainte de s’engager. Mais s’il participe bénévolement à la guerre ce n’est pas comme une fin en soi ainsi que le précise G. Bouthoul, mais également en vue d’un but. Le volontaire est animé d’un idéal, d’une cause à défendre. Il agit par conviction lorsqu’il sent sa cause en danger. [...]


[...] Ces doctrines fixent le but dernier, quasiment sacré, par rapport auquel se définissent le bien et le mal. Associées au fondement biologique de l’agressivité de l’homme, on imagine sans mal l’effet multiplicateur de l’impulsion belliqueuse qu’elles engendrent. Car, même si, comme le pense Konrad Lorenz, l’agressivité innée chez l’homme, est néanmoins encadrée par la civilisation, la culture positive (règles sociales, et notamment les règles morales) et les règles juridiques qui amènent l’homme à se contrôler, il n’est rien de plus naturel à l’homme que de tuer Simone Weil, considère ainsi la barbarie comme un caractère permanent et universel de la nature humaine, qui se développe plus ou moins selon que les circonstances lui donnent plus ou moins de jeu ; contrairement à toutes les illusions de vertu et de bonté naturelles, lorsqu’il y a encouragement social et politique à tuer, on tue sans problème de conscience[4]. [...]


[...] Or, à cette époque, le développement démographique, l'esprit de croisade et la généralisation du droit d'aînesse en Europe tendent à créer un surplus de guerriers capables et inemployés. Ainsi apparaissent les Condottieri. Ces hommes, qui voient dans le contexte politique italien une source inespérée d'embauche et de butin, se mettent donc à dériver vers la péninsule. Ces troupes sont essentiellement composées de cavalerie et utilisent des tactiques manœuvrières pour éviter la bataille rangée, sauf circonstances exceptionnellement favorables. On retrouve aussi cet exemple de mercenariat en Chine, suite à la mort de Yuan Shikai en 1916 lorsque plusieurs gouverneurs proclament l’indépendance de leur province. [...]


[...] En effet, la guerre est un voyage balisé et ordonné par autre que soi, c’est une sorte de tourisme accompagné et flatteur, avec en plus, l’exaltation du danger En se plaçant au plan intellectuel, on s’aperçoit que le métier des armes possède un avantage non mineur : une absence de cas de conscience du fait que le soldat n’a pas à se remettre en question. En effet, tout ce qui lui est demandé c’est d’obéir sans se poser de question. Ainsi il échappe au fardeau de la réflexion puisque son devoir est toujours clair L’armée, en tant que structure à part entière, possède son propre mode de fonctionnement et se distingue de par ses règles internes de la société civile. Elle enseigne et prodigue aux soldats une mentalité particulière, et banalise l’acte de tuer qui devient une profession. [...]


[...] Un Bien absolu au nom duquel tuer ne peut être un mal. Un Mal absolu, qui de même ne peut susciter aucune pitié. Cette méthode consiste à délimiter une région sociale à l’intérieur de laquelle le couple des contraires bien et mal ne peut coexister. La région sociale ainsi délimitée peut être une nation, une église, un parti toute chose qui si elles sont divinisées et si j’en fais partie me délivrent du mal effectué en leur nom. C’est ainsi qu’on en arrive à la désacralisation du tu ne tueras point Ainsi, la croyance en une diminution progressive de la barbarie dans l’humanité dite civilisée, donc d’un possible anéantissement de la violence, lui semble erronée. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
24/03/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
2 fois

Informations sur l'auteur Marie Clotilde G. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Ecole, université
LYON III
Note du document :
         
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