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Le sommaire
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Introduction

I) Les fait... vus de Sirus
II) Les faits... vus du plancher des vaches
III) Les ministères : des demandeurs rationnels donc timides
IV) Les évaluateurs entre le marteau et l'enclume
V) Pessimiste et fantômes des origines
VI) Des contraintes clairement identifiées

Conclusion
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Résumé du document
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La tradition canadienne en matière d'évaluation de politiques remonte au début des années soixante-dix. Dès la fin de cette décennie, des unités d'évaluation sont présentes dans chaque ministère et le principe est posé selon lequel, sur un cycle de cinq ans, toutes les politiques doivent être évaluées. Le bureau du Contrôleur général du Canada (BCGC) coiffe la fonction : il définit les standards méthodologiques, est partie prenante aux nominations de cadres chargés de la fonction, gère la formation des évaluateurs, etc. Les fonctionnaires des unités d'évaluation sont des employés des divers ministères et non pas du BCGC.

Extraits

[...] Bref l'évaluation sert, à défaut de le faire comme prévu ou espéré. IV) LES ÉVALUATEURS ENTRE LE MARTEAU ET L'ENCLUME Paradoxalement, la victoire institutionnelle de l'évaluation au Canada est largement responsable tant de la capacité des hiérarchies ministérielles à se comporter impunément selon leurs intérêts que du dilemme maintenant inhérent à la fonction d'évaluateur. Outre la codification d'un corps de doctrine tout à fait classique sur ce que doivent être les évaluations, cette victoire s'est essentiellement traduite par l'implantation d'unités spécialisées dans les ministères et l'institution du cycle universel d'évaluation. [...]


[...] En effet, pour qu'il en soit ainsi, il faudrait que l'évaluation puisse générer une solution de rechange au programme permettant à la fois de conserver les fonds du ministère, de ne pas générer de coûts importants et imprévus (scandales, démoralisation, mobilisation de la clientèle, etc.) et de mieux satisfaire les mêmes personnes ou groupes qu'on est chargé de servir. Évidemment, les hauts fonctionnaires sont tout sauf naïfs : avant de consacrer des ressources à une évaluation, ils exigent d'en prévoir les conclusions. Quand il y a contradiction entre les besoins des gestionnaires et l'obligation formelle d'évaluer, on résoud le problème en redéfinissant l'évaluation sinon en la ritualisant purement et simplement. [...]


[...] La même intuition de carence prévaut quant à l'analyse des solutions de rechange aux politiques évaluées. L'étude avait pour objet de vérifier le bien-fondé de ces impressions, d'expliquer les constatations qui étaient faites et de tirer quelques leçons quant au caractère approprié des cibles de l'évaluation et quant à sa gestion concrète. Les informations de base ont été obtenues par l'étude de 37 rapports d'évaluation concernant la période de 1988 à 1990; l'analyse a été complétée par des entretiens avec les acteurs : fonctionnaires, évaluateurs et anciens évaluateurs, consultants et clients des évaluations. [...]


[...] Force est de reconnaître que le système d'incitations qui encadre les évaluations étudiées ici est singulièrement asymétrique. Les autorités fonctionnelles de l'évaluation exercent leur autorité presque entièrement par l'exhortation, la codification et la formation; elles ne réalisent pas de jugement sur les évaluations, elles ne participent pas à l'évaluation des évaluateurs (sauf, partiellement, lors de la nomination de certains cadres dans ce domaine). Au contraire, les gestionnaires ministériels détiennent et exercent les pouvoirs susceptibles d'affecter la carrière des évaluateurs, pour ne rien dire du chiffre d'affaires de consultants «indociles». [...]


[...] Cet échantillon intentionnel éliminait d'emblée une explication en termes de savoirs, privilégiait l'analyse de l'influence des conditions concrètes de conduite des évaluations, de la gestion des organisations qui les réalisent comme de celles dans lesquelles elles s'insèrent. Son principal inconvénient était de laisser dans l'ombre des problèmes non moins réels comme le recrutement, le niveau et la mise à jour des compétences, la manipulation grossière et malhabile des mandats d'évaluation ou de leur exécution. LES FAITS . VUS DE SIRIUS L'examen des rapports d'évaluation ne laisse guère de doute. L'analyse critique de la raison d'être des politiques est expédiée en quelques phrases rituelles. [...]

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Informations sur le doc

Date de publication
18/01/2011
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
15 pages
Niveau
grand public

Informations sur l'auteur Tiede Armand D. (étudiant)

Niveau
Grand public
Etude suivie
droit des...
Note du document :
         
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Gestion et émasculation des évaluations : le cas du Canada

«La tradition canadienne en matière d'évaluation de politiques remonte au début des années soixante-dix. Dès la fin de cette décennie, des unités d'évaluation sont présentes dans chaque mi...»

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